Snapchat veut protéger davantage les mineurs

De nouveaux outils vont être mis en place afin de mieux protéger les plus jeunes.

Pointées de plus en plus régulièrement du doigt vis-à-vis de leur manque de protection des mineurs, les plateformes de réseaux sociaux mettent peu à peu des mesures et des outils en place pour préserver les jeunes utilisateurs. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, Evan Spiegel, le PDG de Snapchat, a déclaré que Snapchat s’apprêtait à suivre la même voie que les autres plateformes, en mettant en place son propre ensemble d’outils.

Ces nouveaux outils se présenteront sous la forme d’un « centre familial ». Ils combineront à la fois une composante éducative et des outils destinés à être utilisés par les parents. Ils donneront aux parents une meilleure visibilité sur la façon dont leurs adolescents utilisent le réseau et leur fourniront un contrôle sur les paramètres de confidentialité.

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« Je pense que cela pourra aider à démarrer une conversation entre les jeunes et leurs parents sur ce qu’ils vivent dans notre service », indique Spiegel. « Ces types de conversations peuvent être une expérience d’apprentissage à la fois pour les parents et les adolescents et peuvent donner aux parents l’occasion de guider leurs adolescents à travers certaines des difficultés liées à l’utilisation des médias sociaux. »

Evan Spiegel a par ailleurs souligné la nature plus privée de Snapchat par rapport aux autres médias sociaux, en notant que les profils d’utilisateurs sur Snapchat étaient privés par défaut. « Je pense que la façon dont ce service est construit favorise une expérience sûre quel que soit votre âge, mais nous ne commercialiserons toutefois jamais notre service aux personnes de moins de 13 ans ».

Une initiative contrainte

Les réseaux sociaux sont régulièrement sous le feu des projecteurs par rapport à leur gestion des mineurs. Les autorités à travers le monde réfléchissent à des législations qui obligeraient les entreprises technologiques à mettre en œuvre de nouvelles garanties pour mieux protéger les mineurs sur leurs services.

Pour éviter de se prendre de plein fouet cette répression, les réseaux tentent d’anticiper ces mesures. Evan Spiegel estime que cette proactivité est une bonne chose : « Je pense que le point important à souligner est que la réglementation ne se substitue pas à la responsabilité morale et aux pratiques commerciales qui soutiennent la santé et le bien-être de votre communauté, car la réglementation arrive bien trop tard. Donc, je pense que la réglementation peut certainement être nécessaire dans certains de ces domaines. Je pense que d’autres pays ont fait des progrès à cet égard. Mais encore une fois, à moins que les entreprises ne promeuvent de manière proactive la santé et le bien-être de leur communauté, les régulateurs vont toujours jouer à rattraper. »