Étudiants et professionnels se sont affrontés sur 5 épreuves durant 2 jours intenses.

La première édition de l’European Cyber Cup, ou EC2 pour les intimes, s’est tenue ces 8 et 9 septembre à Lille lors du FIC 2021. Cette compétition, dédiée au hacking éthique, a vu s’affronter sur 5 épreuves près de 150 participants répartis en 15 équipes. Parmi ces équipes, des étudiants issus d’écoles d’ingénieurs ou de formations en cybersécurité, mais également des professionnels du métier. À la clé, un chèque de 5.000€ pour l’équipe gagnante et de nombreux prix pour le reste du podium.

Clémence Burette, membre d’Avisa Partners et chef de projet de la compétition.

Si le principe de mettre face à face des étudiants et des professionnels peut sembler déséquilibré sur le papier, Clémence Burette, chef de projet de cette compétition, explique qu’il n’en est pourtant rien : « Il y a deux ans, lors d’une épreuve de hacking, une équipe étudiante est arrivée avant les pros ! On s’est dit que cela pouvait toujours se reproduire cette année et nous avons donc voulu garder ce système. »

Réunir e-sport et hacking

Les participants s’affrontaient sur 5 épreuves : Forensic, Bug Bounty, OSINT, CTF et IA.

Pour les habitués, ce type de compétition de hacking éthique n’est pas nouveau, mais Clémence Burette annonce vouloir donner un nouvel élan à ce type d’événement : « On organisait tous les ans au FIC des défis autour du hacking et nous avons trouvé qu’il y avait un vrai potentiel derrière. On avait envie de le développer et de l’ouvrir au plus grand nombre. On trouvait ça chouette de pouvoir créer un lien entre l’e-sport et le hacking. »

Des paillettes plein les yeux

Une scène a été aménagée pour l’occasion.

Pour y parvenir, les organisateurs de l’EC2 ont mis les petits plats dans les grands : un espace dédié de 1500m², des caméras pour diffuser l’événement sur Twitch, une scène, un animateur … « Nous voulions proposer quelque chose qui se démarquait dans son organisation et dans sa forme », indique Florence Burette. « On voulait gamifier l’événement pour que l’on puisse le regarder même si on n’y connaît rien pour le rendre accessible au plus grand nombre. »

15 équipes francophones se sont affrontés durant la compétition.

Si elle ambitionne de devenir un événement européen, cette première édition reste cependant composée uniquement d’équipes françaises : « Pour l’instant, il n’y a que des francophones », avoue Clémence Burette. « Tout d’abord parce que c’est une année de lancement, mais également parce que le coronavirus est toujours présent et que cela compliquait l’organisation. L’objectif à terme, reste cependant que cela devienne un rendez-vous européen, voire mondial ! »

We want you in the cyber army

La compétition sert également à repérer les jeunes talents.

Si l’événement se veut plus divertissant qu’à l’accoutumée, il n’en oublie pas pour autant certains objectifs : « Tous les étudiants ont rentré leur CV et nos partenaires y ont accès pour déjà les repérer », indique Clémence Burette. « Il y a une vraie volonté de repérer déjà certaines personnes en faisant ce type d’exercice et ça permet de valoriser ces jeunes à travers ce genre de compétition. »

David face à cyber-Goliath

Du côté des participants, l’ambiance était particulièrement concentrée durant les épreuves. Parmi les participants, on retrouvait les ESNArcotraficants, des étudiants de l’ESNA de Bretagne, bien décidé à se faire une place dans la compétition.

Papy, le capitaine d’équipe des ESNArcotraficants.

Durant la première épreuve de forensic, ils sont restés au coude à coude avec Aces of Spaces, une équipe composée de professionnels : « L’épreuve de Forensic a été assez difficile », raconte Papy, le capitaine d’équipe. « On s’est tous donnés à fond, mais on s’est fait prendre la première place dans les 30 dernières secondes. On reste quand même super content de nous ! C’est la première fois qu’on fait une grosse compétition comme ça et ça s’est super bien passé. »

Il a fallut des mois de préparation pour arriver à ce niveau.

Coup de théâtre cependant, après avoir perdu la première épreuve, les ESNArcotraficants ont remporté coup sur coup 3 des 5 épreuves, leur donnant ainsi la première place tant convoitée. « On a tenu tête à une équipe pro et on se dit qu’on n’a pas démérité. On est très content de notre performance ! », conclut Papy.

Les ESNArcotraficants sont parvenus à se hisser devant les professionnels et à rafler la première place.

Pour la prochaine compétition, rendez-vous lors du prochain FIC, déjà annoncé du 7 au 9 juin 2022.