Russie et Etats-Unis combattront le cybercrime ensemble

Le FSB collaborera avec les autorités américaines sur une série de dossiers liés à la cybersécurité.

Il s’agit d’un moment historique. Alexander Bortnikov, le directeur de la FSB, l’agence de sécurité nationale russe, a annoncé que ses services collaboreraient avec les autorités américaines pour identifier les cybercriminels et les arrêter. “Nous collaborerons avec les Etats-Unis mais espérons de la réciprocité” a déclaré le directeur de la FSB, lors d’une conférence de presse à Moscou.

Plus tôt, le ministre des affaires externes Sergei Ryabkov avait déclaré que la Russie était parvenue à établir un processus de collaboration très clair avec les Etats-Unis. La FSB attend désormais la réponse de Washington pour démarrer les consultations et les échanges.

L’annonce survient une semaine presque jour pour jour après la rencontre entre le président des Etats-Unis Joe Biden et Vladimir Poutine. Lors du sommet, les deux chefs d’état ont défini une série de sujets sur lesquels les deux états pouvaient collaborer. Concernant la cybercriminalité, Russie et Etats-Unis ont établi des limites très claires. Les infrastructures critiques devront rester à l’abri des attaques de cybercriminels. Washington attend à ce niveau une collaboration étroite de la FSB, pour empêcher les attaques d’infrastructures américaines depuis le sol russe. Le gouvernement russe a toujours nié une quelconque implication dans ces attaques. Le rapprochement des deux pays vise à permettre l’arrestation de cybercriminels et organisations de cybercriminels qui opéreraient depuis le sol russe ou le sol américain et seraient susceptibles d’entraver les relations entre les deux pays. On présume également que les deux pays pourraient aussi collaborer pour l’arrestation de cybercriminels notoires et le démantèlement de réseaux de piratage.

Le ministre de la défense Sergei Shoigu a également longuement évoqué la situation en Europe, avec le déploiement de missiles sur le sol européen qui menacent la confiance mutuelle. Le Kremlin accuse l’OTAN de ne pas coopérer sur le dossier. “La situation en Europe est explosive, elle requière une désescalade” avait déclaré Sergei Shoigu, avant d’ajouter “être prêt à avancer dans cette direction.”