La prolifique licence de Capcom revient pour un nouvel épisode qui sort en cette fin de mois de mars sur Nintendo Switch. Monster Hunter Rise c’est encore et toujours la même formule, mais avec des nouveautés convaincantes.

Si la série était surtout réputée au pays du soleil-levant à ses débuts, Monster Hunter a su se faire une place dans le monde entier. Fort du succès de Monster Hunter World, devenu depuis peu le jeu le plus vendu de Capcom, ce n’était qu’une question de temps avant qu’un nouvel épisode débarque. Monster Hunter Rise est ainsi la nouvelle itération de la saga, développée pour l’occasion sur le RE Engine. Le titre sera disponible le 26 mars en exclusivité sur Nintendo Switch, mais cela ne durera qu’un temps puisqu’une version PC a d’ores et déjà été annoncée pour 2022.

Le principe de Monster Hunter est simple. Il s’agit d’un action-RPG où le but est de chasser des monstres. Que ce soit seul ou entre amis, il faudra valider des missions de chasse dans différents environnements et obtenir de précieuses ressources permettant de créer de nouvelles armes et armures pour combattre des créatures encore plus dangereuses. Cet épisode Rise se déroule à Kamura, un petit village dont les habitants craignent la “calamité”, un évènement ou d’innombrables monstres se déchainent. La dernière calamité datant de 50 ans avant l’époque du jeu et ayant presque entièrement détruit le village. Nous incarnons alors un chasseur ou une chasseuse qui va aider les habitants de différentes manières. Kamura sert alors de hub central contenant magasins et forgerons capables de vous équiper proprement avant vos chasses. Le village, fortement inspiré du Japon féodal, permet de souffler entre les missions dans une ambiance un peu plus reposante, entouré de personnages hauts en couleurs.

Le village de Kamura est le théâtre de cette aventure.

Si le scénario est simple, il participe tout de même à renforcer la cohérence de l’univers et il accompagne parfaitement le cœur du jeu, à savoir les missions de chasse. On y retrouve le gameplay caractéristique de la série. Durant chaque mission, il faut explorer la zone, trouver notre proie et se battre tout en gérant notre endurance et l’usure de notre arme. Sur le chemin, il sera possible de ramasser des ressources servant au craft mais également de trouver de nombreux insectes apportant des bonus de statistiques temporaires, il est donc important de bien connaître les environnements. De nombreux objets sont à notre disposition dont des pièges, permettant de s’adapter à toutes les situations. Les sensations de jeu sont lentes et lourdes, demandant de la précision de la part du joueur. Les types d’armes disponibles offrent de réels styles de jeu différents, avec de nombreuses techniques et subtilités à apprendre pour chacun d’entre eux. En plus des traditionnels Palico, notre personnage est également accompagné d’un Chumsky, un gros chien-loup, qui nous assiste aussi en combat.

Une autre nouveauté vient du filoptère, sorte de grappin-insecte utilisable à la fois pour se déplacer mais également en combat. Cet outil permet de se remettre sur pied plus rapidement lorsqu’une attaque projette notre personnage, mais chaque type d’arme possède également quelques coups prenant avantage du filoptère. Ces attaques permettent par ailleurs d’augmenter les chances d’étourdir un monstre imposant et ainsi de pouvoir le dompter et d’en prendre le contrôle temporairement. Ces gros monstres sont le réel intérêt de Monster Hunter. De nombreuses créatures font leur retour d’anciens épisodes mais de toutes nouvelles sont également introduites. Chacune d’entre elles sont des boss à part entière, possédant leur propre comportement qu’il faut apprendre pour les terrasser rapidement. Ces combats sont parfois longs et éprouvants, mais la satisfaction ressentie lorsqu’on en ressort victorieux est très agréable.

Combattre d’imposantes créatures peut s’avérer difficile mais aussi très gratifiant.

D’autres phases de jeu sont disponibles comme les “quêtes Calamité”. Il est question de défendre les murs de la ville façon “Tower Defense” face à une invasion de gros monstres. Se déroulant dans une arène, il est possible de placer des pièges et tourelles sur différentes zones pour empêcher les créatures d’avancer. Le joueur peut alors prendre le contrôle des différentes tourelles posées ou encore se battre de manière plus classique. Ces phases peuvent s’avérer un peu brouillonnes et sont plus adaptées au mode multijoueur qui demandera de la coordination entre les participants.

Rise reprend les améliorations apportées par son grand frère World tout en retournant aux origines de la série sur certains aspects. Les zones sont ainsi plus ouvertes et le titre généralement plus ambitieux. Un changement qui permet à cet épisode, pourtant jouable en portable, de prendre une dimension plus importante. Notre Chumsky peut servir de monture pour se déplacer plus rapidement et pour grimper à certains murs, permettant à notre personnage de ne pas dépenser d’endurance. Le filoptère sera également mis à contribution dans l’exploration des zones puisque celui-ci permet de se propulser en hauteur, amenant bien plus de verticalité dans les environnements. Ces nouvelles options rendent l’exploration des zones bien plus agréables et permettent de gagner un temps considérable.

Les quêtes Calamité nous mettent face à de nombreux boss en même temps.

Le titre est très joli à regarder. Il n’échappe cependant pas à quelques soucis techniques comme de l’aliasing assez présent. Pourtant, Monster Hunter Rise bluffe par son rendu en mode portable très fidèle à ses visuels affichés sur un écran. La bande-son est également un point positif. Tantôt épiques, tantôt apaisants, les morceaux utilisent souvent des sonorités que l’on retrouve dans la musique traditionnelle japonaise. Vos allers et retours dans la ville de Kamura sont également accompagnés de chansons très agréables à écouter.

Malgré son accessibilité grandissante au fil des jeux, Monster Hunter Rise reste un titre aux mécaniques parfois atypiques. Le jeu possède des contrôles peu communs pour le genre, tout un tas de systèmes à assimiler, une interface complexe remplie de sous-menus ainsi qu’un début de jeu qui nous inonde d’informations. Les nombreuses quêtes permettent de se mettre dans le bain progressivement, mais cela prendra tout de même un certain nombre d’heures pour que les tous nouveaux joueurs s’habituent. Monster Hunter Rise, tout comme les autres jeux de la série, est un titre qui s’apprivoise avec le temps et qui demande un certain investissement.

Avec ses nombreuses missions et créatures différentes à chasser, son scénario et la possibilité de faire les missions en multijoueur, Rise propose une bonne quantité de choses à faire. Si le scénario principal se boucle relativement rapidement, en une vingtaine d’heures environ, le contenu du jeu est décuplé par les missions déblocables après la fin mais surtout par les missions jouables à plusieurs où les monstres sont bien plus résistants. Le titre sera également alimenté grâce à de futures mises à jour gratuites ajoutant de nouvelles créatures à chasser. Il faut cependant garder à l’esprit que la formule reste redondante puisque l’expérience Monster Hunter se résume à faire plus ou moins la même chose durant de nombreuses heures. Ceux qui accrochent au concept seront ravis, les autres n’y trouveront pas leur bonheur.

Conclusion

La série Monster Hunter revient avec Rise, un nouvel épisode temporairement exclusif à la Nintendo Switch. Cet épisode se déroule à Kamura, un petit village périodiquement victime de la “calamité”. Le concept évolue peu. Il s’agit toujours de partir à la chasse aux monstres et de terrasser de gigantesques créatures. Comme ses ancêtres, le jeu se caractérise par une maniabilité lente et lourde, mais gratifiante une fois maîtrisée, et ses missions coopératives, dans lesquelles le titre montre tout son potentiel. Les nouveautés sont nombreuses. Nous sommes cette fois accompagnés du désormais traditionnel Palico mais aussi de toutes nouvelles créatures, les Chumsky, qui servent également de monture. Le filoptère, sorte de grappin-insecte, permet d’augmenter nos possibilités de déplacements, les zones sont ainsi plus verticales et cela nous incite bien plus à les explorer de fond en comble les niveaux. Enfin les quêtes Calamité, sorte de phases de Tower Defense, ajoutent un peu de diversité malgré leur lisibilité qui laisse à désirer. Visuellement et musicalement très efficace, ce nouvel épisode reste cependant peu accessible pour les nouveaux joueurs qui devront batailler avec l’interface et les contrôles durant quelques heures avant de s’y habituer. Mais une fois ce cap passé, Rise se révèle être un excellent titre pour quiconque accroche à son concept.

Monster Hunter Rise

8.1

Gameplay

8.5/10

Contenu

8.0/10

Graphismes

8.0/10

Bande son

7.5/10

Finition

8.5/10

Les + :

  • Un gameplay qui se révèle gratifiant
  • De nombreuses missions jouables seul ou à plusieurs
  • Visuellement très joli, que ce soit sur une télévision ou en mode portable
  • Une bonne bande-son
  • Des nouveautés très convaincantes

Les - :

  • Les “quêtes Calamité” un peu brouillonnes
  • Un jeu qui prend du temps avant de s'apprécier
  • Il faut accrocher au concept
  • Forcément répétitif