Bruxelles interdit aux chauffeurs Uber d’utiliser leur smartphone

Les chauffeurs qui ne respecteraient pas l’ordonnance pourraient voir leur véhicule saisi.

Coup dur pour les chauffeurs Uber bruxellois, l’administration bruxelloise vient en effet d’annoncer que l’utilisation des smartphones pour accepter une commande de course était désormais interdit, rapporte La Libre Belgique. Une annonce de taille qui devrait avoir un impact important sur les chauffeurs bruxellois du service de transport Uber puisque sans leur smartphone, ils ne peuvent tout simplement pas travailler.

Nous ne visons pas spécifiquement Uber, mais nous faisons en sorte que l’ordonnance et les arrêtés sur les LVC (location de voitures avec chauffeur) soient respectés“, explique le cabinet du ministre-Président Rudi Vervoort. “Or celle-ci stipule que les contrats de réservation doivent être au moins de trois heures et que les commandes de courses via le système de géolocalisation d’un téléphone portable sont interdites. Les chauffeurs qui seront en infraction recevront un avertissement après le premier contrôle. Ils seront sanctionnés par la suite.”

À la différence des taxis, les chauffeurs Uber bruxellois ne peuvent accepter des courses « à la chaine » et accepter des commandes au fur et à mesure puisqu’ils sont considérés comme un service de location avec chauffeur et non des taxis. Contrairement à ces derniers, ils ne peuvent en réalité pas prendre de courses instantanément et doivent théoriquement avoir signé un contrat pour une durée minimum de 3 heures.

La décision de l’administration bruxelloise est désormais d’application. En cas de non-respect de la réglementation, le chauffeur Uber pourrait voir son véhicule saisi. Il s’expose également à des poursuites pénales, une sanction administrative de suspension temporaire, voire au retrait définitif de son autorisation d’exploiter un service de location de voitures avec chauffeur.

Pour le responsable d’Uber en Belgique, cette décision est incompréhensible. “Le fait que le gouvernement prenne des mesures contre 2.000 chauffeurs sur la base d’une réglementation en cours d’examen par la Cour constitutionnelle est incompréhensible“, a-t-il réagi.

Une centaine de chauffeurs bruxellois Uber ont manifesté leur mécontentement devant le cabinet de Rudi Vervoort. Une nouvelle manifestation est prévue dans quelques jours.