La production de contenus exclusifs est un moteur de croissance pour Netflix. 

Leader sur le marché du streaming, Netflix entend bien conserver son titre et pour cela, la société américaine n’hésite pas à mettre de l’argent sur la table pour produire des films et séries originales, quitte à s’endetter toujours plus. Une politique que Netflix continuera de suivre en 2021 puisque, selon les données récoltées par la bande d’investissement néerlandaise Bankr, le service de VOD prévoit d’investir 19,3 milliards de dollars dans des productions exclusives, un record.

Le budget 2021 alloué aux productions originales sera 10% plus important que celui de 2020 (17,3 milliards de dollars). Une tendance qui s’observe depuis plusieurs années. Netflix n’avait investi “que” 4,9 milliards de dollars en 2015 pour ses productions propres. Or, la plateforme américaine mise désormais énormément sur les exclusivités pour attirer de nouveaux abonnés, mais aussi pour les fidéliser sur le long terme. De manière générale, les productions originales sont un moteur de croissance pour les services de VOD.

Un pari payant dans le cas de Netflix puisque la plateforme de streaming ne cesse de séduire de nouveaux abonnés. Elle comptait plus de 195 millions d’abonnés au troisième quadrimestre 2020, selon les chiffres de Bankr.

Si à l’heure actuelle le nombre d’exclusivités est moins nombreux chez les concurrents directs de Netflix – Amazon Video Prime, Disney+ ou encore Apple TV+ –, ces derniers misent également là-dessus pour rattraper leur retard par rapport à Netflix. D’ailleurs, avec l’arrivée des premières séries Marvel et l’annonce de nouveaux contenus tirés de l’univers de Star Wars sur Disney+, Netflix a certainement du souci à se faire. Cela pourrait d’ailleurs expliquer pourquoi le budget alloué aux productions exclusives en 2021 sera plus important.

Il y a cependant un revers à la médaille puisque la dette de Netflix ne cesse de s’allonger. En 2019, la plateforme de streaming accusait une trésorerie négative de 14,4 milliards de dollars. Et si la pandémie de coronavirus a certainement aidé Netflix à séduire de nouveaux abonnés, difficile d’imaginer que sa dette se soit allégée de manière significative.