Les scientifiques souhaitent prédire le risque de l’aggravation des symptômes chez les patients contaminés, grâce à l’intelligence artificielle. 

Alors que le nombre de nouveaux cas repart à la hausse dans de nombreux pays déconfinés, notamment en Belgique et en France, une entreprise chinoise tente de développer des moyens pour prédire l’aggravation des cas actuels. La division de recherche spécialisée en technologies d’intelligence artificielle du géant des télécoms chinois, Tencent, s’est associée à un groupe de scientifiques chapeauté par le conseiller médical principal chinois sur la Covid-19 pour mettre au point une plateforme capable de prédire l’aggravation de la pandémie.

Le dispositif décrit dans la revue scientifique Nature Communications repose sur une intelligence artificielle et le « deep learning », l’apprentissage en profondeur. L’IA a étudié et traité les fichiers médicaux de 2983 patients chinois pour pouvoir estimer le risque d’aggravation d’une personne contaminée par le coronavirus. Pour y parvenir, l’IA passe en revue différents paramètres médicaux (symptômes, maladies chroniques, concentration sanguine, etc.). Sur base de ces informations, l’IA est en mesure de donner une probabilité que l’état du patient s’aggrave ou non dans les prochains jours.

Le recours à cette plateforme chapeautée par une IA est d’aider les centres hospitaliers à mieux gérer les patients atteints par le virus. L’aggravation de l’infection se manifeste souvent rapidement et sans prévenir. Grâce à son IA, Tencent souhaite que les hôpitaux puissent prodiguer les soins nécessaires auprès des personnes fragiles avant l’aggravation de leurs symptômes. La plateforme est accessible en ligne et ouverte à l’ensemble du personnel clinique du monde entier.

Ce n’est pas la première fois que l’IA est utilisée pour évaluer la propagation ou l’aggravation des symptômes du coronavirus. En Chine, pays où cette forme de technologie est particulièrement avancée, d’autres grandes entreprises y ont eu recours durant la crise du Covid-10, notamment Alibaba et Baidu, l’équivalent chinois de Google.