2 étages et 90 mètres carrés habitables entièrement imprimés en 3D. Le projet n’a pas de but commercial dans l’immédiat. “On voulait prouver que c’était possible“, nous explique Piet Wielemans l’architecte qui a travaillé sur le projet.

KampC, le centre provincial de Westerlo pour la durabilité et l’innovation dans la construction a travaillé sur ce projet de maison en 3D. L’impression elle, a été gérée par les étudiants de l’école Thomas More.

Une première en Belgique

Des maisons confectionnées à partir d’imprimante 3D, ce n’est pas une première. Ici, le projet est remarquable parce qu’il a été imprimé en une seule pièce et par une seule machine. D’habitude, les pièces sont imprimées puis assemblées sur un lieu donné. Cette maison a donc été construite sur place, en une seule impression.

L’imprimante a été installée un matin. Elle a ensuite démarré son travail sans intervention humaine. Avec 6 à 8h d’impression par jour, il a fallu environ deux semaines pour voir naitre cette maison.

Une maison témoin qui n’est pas à vendre

C’était une étude, un projet européen“, précise Piet Wielemans. Le projet est lancé en 2016 “pour étudier quels sont les systèmes qui se faisaient, les imprimantes 3D en étude“. KampC a cherché des collaborateurs et a notamment trouvé des étudiants ou des petits entrepreneurs tournés vers l’environnement. Mais pas les grands instituts, pour eux ce type de projet “ça ne marche pas, ça c’est dans dix ou vingt ans qu’il y aura quelque chose“, explique l’architecte.

Mais les étudiants sont ambitieux : “le but n’était pas la maison, à partir de la recherche on a fantasmé avec les étudiants pour faire des choses impressionnantes“. Des fantasmes qui ont donné naissance à cette maison 3D.

Un projet qui atteint ces objectifs. “C’est pour prouver que c’est possible ou pas“, explique Piet Wielemans. “En Flandre on ne connait pas le système, aucune personne n’est intéressé“, selon lui. Deux semaines après le lancement de l’impression, on peut imaginer que les réactions seront différentes. “On a réussi maintenant, tout le monde sait que ça fonctionne“, conclut l’architecte.