Le système d’exploitation de Google est devenu incontournable sur mobiles. Beaucoup l’ignorent toutefois, mais Android n’est pas né dans les locaux de Google… 

Un système d’exploitation pour les appareils photo

Dans un entretien publié sur PC News, Andy Rubin, le “cerveau” qui se cache derrière le système d’exploitation Android explique qu’initialement, l’OS était destiné aux appareils photo numériques. Le cofondateur d’Android a pitché pendant plusieurs mois l’idée d’une plate-forme qui permettait de stocker ses photos dans le cloud à divers fabricants d’appareils photo. Le concept n’a pas séduit. Andy Rubin décide alors de transformer son OS pour l’adapter aux smartphones.

Sauvé par un ami

Andy Rubin a quitté Google pour fonder Essential.

Dans les mois qui suivent, la jeune startup vit un calvaire. A court de cash en 2004, Andy Rubin passe un appel urgent à l’un de ses amis, Steve Perlman, et lui demande d’investir dans sa société. Perlman se rend alors à la banque et sort 10.000$ de son compte qu’il remet aussitôt à Andy Rubin. Un montant dérisoire pour une startup, qui sauve toutefois le projet du naufrage car c’est grâce à cet investissement d’un ami que Rubin décrochera d’autres financements par la suite, qui permettront à sa société de survivre jusqu’au rachat par Google.

Android est né chez Apple

Andy Rubin débuté sa carrière chez Apple. Il y passera trois longues années. Selon The Verge, les collègues d’Andy le surnomment Android. Ils trouvent amusant que l’homme se passionne pour la robotique. Andy Rubin rachète le nom de domaine Android.com dans la foulée et en fait son blog personnel. Le site restera son blog jusque 2008, avant de se transformer en un site officiel pour son OS.

Racheté pour une somme dérisoire

Les premières années d’Android sont très difficiles. La jeune startup peine à vendre son concept à des partenaires.

En parallèle, Google est à cette époque en pleine croissance. L’entreprise californienne est dirigée par un trio de passionnés. Larry Page s’intéresse au système d’exploitation de la jeune startup mais ses deux collègues ne comprennent son intérêt pour le mobile. Sergey Brin et Eric Schmidt se laissent toutefois convaincre par Larry d’investir dans l’écosystème naissant.

Paradoxalement, Andy Rubin n’est pas plus emballé que ça par l’idée de revendre son bébé à Google. D’une part, parce qu’il n’aime pas la culture d’entreprise de Google, sa structure indéfinie. D’autre part, parce qu’il ne partage pas les valeurs à l’époque très populistes de Google. Sa collection de bolides luxueux a difficilement sa place sur les parkings de Google. Il le sait toutefois, sa société ne survivra pas longtemps sans des investissements et Google représente une opportunité formidable de faire avancer son projet. A l’époque, l’acquisition passe toutefois presqu’inaperçue. Et pour cause puisqu’il s’agit de l’un des plus petits rachats de la Silicon Valley, évalué à 50 millions de dollars seulement.

Avec Android, Google entend proposer un système d’exploitation qui réunira tous les acteurs du marché sous une même bannière. Le géant du web veut s’emparer d’un secteur qui était jusque là contrôlé par les opérateurs téléphoniques. Et pour réussir son pari, il décide de rendre l’OS gratuit.

Un logo qui est né dans les locaux de Google

Une statue à l’effigie du petit robot d’Android siège devant le Q.G. de Google.

Irina Blok est l’artiste à qui l’on doit le logo d’Android. La jeune femme recevra une seule consigne lors du pitch initial : le logo du système d’exploitation doit ressembler à un robot. Elle se met alors au travail et opte pour une approche minimaliste. Elle s’inspire des logos représentant un homme et une femme que l’on retrouve sur les portes des toilettes. Ainsi est né le petit robot vert d’Android. Et surprise, Google choisit de ne pas protéger légalement son logo, qu’il considère comme un projet open-source. Depuis sa création, le logo d’Android a été modifié des dizaines de milliers de fois.