Le directeur général de l’entreprise a annoncé qu’il renoncerait à son salaire de base jusqu’à la fin de l’année en raison des difficultés auxquelles fait face Uber.

Le confinement généralisé a un impact direct sur de nombreux secteurs, notamment les services de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Le géant du secteur, Uber, ne fait pas exception. Depuis le début de la crise sanitaire, l’entreprise fait face à une situation particulièrement difficile. Avec l’entrée en vigueur du confinement dans de nombreux pays et les risques de contamination, la demande a chuté, entraînant d’importantes pertes de revenus pour Uber.

C’est pourquoi l’entreprise californienne a annoncé une vague de licenciements. Celle-ci se manifestera principalement au niveau des équipes chargées du recrutement et du renseignement des clients. C’est sur 3.700 emplois qu’Uber va faire une croix, soit 14% de ses effectifs, pour tenter de réduire les coûts. Cette décision devrait tout de même coûter 20 millions de dollars à l’entreprise américaine en indemnités de départ.

« Puisque nous ne savons pas combien de temps il nous faudra pour reprendre l’activité, nous prenons des mesures pour aligner nos coûts sur la taille de l’entreprise aujourd’hui. Cette décision a été difficile à prendre, mais elle est nécessaire pour protéger l’entreprise à long terme et nous assurer de sortir de cette crise plus forts », a indiqué une porte-parole d’Uber à The Verge.

En parallèle, le géant californien a annoncé la fermeture définitive de 180 Greenlight Hub, à savoir les centres qui permettaient de s’inscrire en tant que chauffeur auprès d’Uber, rapporte The Verge.

Entré en bourse l’année dernière, Uber espérait devenir rentable d’ici la fin 2020. Une perspective qui semblait déjà irréalisable fin 2019 puisque l’entreprise avait déjà enregistré des pertes colossales de 8,5 milliards de dollars. Selon The Information, l’activité globale d’Uber aurait chuté de 80% en un an. Et si le service de livraison de repas Uber Eats connait une hausse de popularité avec le confinement, cela n’a pas permis à l’entreprise de limiter ses pertes.

Uber n’est évidemment pas la seule entreprise de VTC à subir les conséquences du confinement. Le principal concurrent d’Uber, Lyft, a également annoncé le licenciement de 17% de ses employés en raison de la crise sanitaire.