Le pays vient d’effectuer avec succès un test de lancement d’une nouvelle capsule de navigation.

La Station Spatiale Internationale pourrait bientôt avoir une voisine, une station spatiale nationale déployée par la Chine. Un projet que le pays entend concrétiser d’ici 2022 et pour lequel la Chine a réalisé un test de lancement d’une nouvelle capsule pouvant contenir 6 astronautes. Cette dernière a été envoyée dans l’espace grâce à la fusée Long March 5B, depuis la base de Wenchang, sur l’île d’Hainan, au sud du pays. Il s’agissait d’ailleurs du vol inaugural de la fusée, la plus puissante élaborée par la Chine.

Si la capsule a été développée pour permettre le transport d’au moins 6 astronautes vers la Station, mais aussi vers la Lune, le lancement-test a été effectué sans personne à l’intérieur par mesure de sécurité. La capsule a atteint la première étape de son objectif en atteignant l’orbite terrestre et devrait revenir vers la Terre vendredi.

Le lancement réussi de cette nouvelle capsule est une étape importante dans le projet de station spatiale chinoise. Un projet pour lequel la Chine avait déjà élaboré et envoyé deux prototypes de taille réduite dans l’espace en 2011 et 2016, Tiangong 1 et 2.

La station spatiale chinoise définitive sera composée de trois modules ; un principal de 17 mètres de long qui servira de lieu de vie et de travail aux astronautes chinois et deux modules annexes qui abriteront les expériences scientifiques. La station spatiale modulaire (CSS) devrait être opérationnelle en 2022. Pour respecter ce calendrier, la Chine devra lancer les différents modules de la station en orbite dès cette fin d’année.

Avec la CSS, la Chine projette de réaliser des expériences scientifiques en microgravité, mettre au point des technologies spatiales et préparer ses astronautes à de potentiels vols de longue durée, notamment vers la lune. En déployant sa propre station spatiale, la Chine souhaite prendre ses distances avec le Japon et l’Europe et élaborer ses propres missions.