À la base, le bracelet servait à mesurer la fertilité chez les femmes.

Tous les moyens sont bons pour lutter contre le coronavirus. Pour de nombreux chercheurs, une meilleure compréhension du fonctionnement du virus permettrait d’améliorer la lutte contre sa propagation. C’est en tout cas le raisonnement que poursuit l’étude Covi-Gapp, aidée par la startup suisse Ava.

Spécialisée dans la fertilité féminine, la startup a modifié ses bracelets connectés pour les utiliser dans le cadre d’une vaste expérimentation pour lutter contre le coronavirus. Les bracelets biométriques Ava vont surveiller la température de leurs porteurs, leur pouls, la fréquence de leur respiration, leur débit sanguin, ainsi que la variation de leur rythme cardiaque. Les données récoltées seront alors croisées avec celles de personnes atteintes par le virus afin de mettre au point un algorithme de détection pour les cas précoces.

Le bracelet de fertilité sera utilisé dans le cadre de l’étude sur le coronavirus.

L’expérimentation a débuté la semaine dernière dans la principauté du Liechtenstein dans le cadre du test pilote de l’étude Covi-Gapp. Deux mille deux cents volontaires portent actuellement un bracelet biométrique.

« D’un point de vue scientifique, il est crucial de mieux comprendre le nouveau coronavirus le plus rapidement possible. Une détection précoce fiable de Covid-19 est d’une aide précieuse dans la course contre une propagation plus conséquente », a indiqué Lorenz Risch, professeur à l’origine de l’étude. À terme, les tests seront étendus à l’ensemble de la population de la principauté du Liechtenstein.

Il n’est pas question de suivre la population ni de prévenir les personnes avec qui un individu contaminé est entré en contact, mais bien d’avoir une meilleure compréhension de la maladie et améliorer sa détection. Les autorités locales n’ont d’ailleurs aucun accès aux données récoltées. Les premiers résultats sont attendus à l’automne prochain.