SpaceX prévoit de lancer les premiers essais publics de Starlink dans à peine 6 mois.

Alors que le monde tourne au ralenti à cause du coronavirus, SpaceX semble plutôt bien se porter. L’entreprise américaine d’astronautique poursuit plus que jamais son projet de réseau internet dans l’espace. Elle vient d’ailleurs de procéder à un nouveau lancement d’une soixantaine de nanosatellites.

Selon Elon Musk, directeur général de SpaceX, une première bêta privée de Starlink est envisageable d’ici trois mois. Dans un premier temps, seuls les employés de SpaceX et de Tesla et leur famille pourront utiliser le réseau internet en orbite terrestre et uniquement aux États-Unis. Ces derniers pourront ainsi faire des retours détaillés sur leur expérience personnelle afin de procéder à d’éventuels ajustements avant un lancement public de la bêta. Elon Musk estime que les premiers essais publics pourront être lancés d’ici 6 mois.

À l’heure actuelle, le projet Starlink comptabilise 420 satellites actifs positionnés entre 1100 et 1300 km environ de la Terre. Une distance qui permet déjà de voir les engins à l’œil nu dans le ciel, mais SpaceX aimerait pouvoir les rapprocher de notre planète afin d’améliorer les performances de son futur réseau internet.

En effet, SpaceX a déposé une nouvelle requête auprès de la FCC, la Federal Communications Commission américaine, afin de pouvoir disposer davantage de satellites à une distance de 570 kilomètres de la Terre. Cela permettrait de profiter de l’atmosphère terrestre pour éliminer les débris spatiaux et ainsi réduire les risques de collision avec d’autres engins spatiaux placés en orbite. Une requête qu’avait déjà faite SpaceX en avril 2019 pour un nombre limité de nanosatellites. Ici, il est question de pouvoir en placer beaucoup plus en orbite terrestre basse.

À terme, le projet Starlink devrait comptabiliser un peu plus de 4400 satellites placés tout autour de la Terre afin de proposer un réseau internet à l’ensemble du monde, même aux populations isolées.