La ville de Valenciennes compte déjà 241 caméras Huawei dans ses rues. Un nombre qui devrait atteindre les 323 systèmes de vidéosurveillance prochainement.

Il y a trois ans, Valenciennes signait une convention avec Huawei pour installer des vidéos de surveillance dans ses rues. Une convention qui a été établie bien avant les accusations d’espionnage des États-Unis à l’encontre de Huawei et qui s’est poursuivie malgré cela. Aujourd’hui, le programme de vidéosurveillance offert par Huawei pose question.

Le fait est que Huawei a gracieusement offert ces caméras de surveillance à Valenciennes afin de faire de cette ville son premier laboratoire « safe city ». Ce qui inquiète, c’est que Huawei est également le fournisseur de vidéo de surveillance pour la Chine. Or, dans ce pays, la reconnaissance faciale est monnaie courante et permet de repérer et de punir les infractions de la population chinoise. Une utilisation extrême de la reconnaissance faciale qui n’est cependant pas appliquée à Valenciennes.

En effet, l’attachée de communication de la ville nous a confirmé que les vidéos de surveillance gracieusement offertes par Huawei n’étaient pas équipées de cette technologie intrusive, conformément à la législation française. Ce cadeau offert par Huawei à la ville française pour tout de même question ; quel avantage l’entreprise chinoise retire-t-elle de ce don ?

Dans le documentaire de France 5 intitulé « Qui a peur de Huawei », le principal intéressé assure qu’il n’a pas accès aux données enregistrées par les caméras. Évidemment, difficile de savoir si oui ou non Huawei respecte ses engagements, mais les accusations d’espionnage des États-Unis ne permettent pas de faire entièrement confiance à l’équipementier chinois, bien que d’autres pays continuent de travailler avec lui, notamment dans le développement de structures de télécommunication.