Un centre de recherche du groupe étudie déjà les possibilités offertes par la 6G.

Si tous les regards sont tournés vers le réseau 5G et son déploiement, certains s’intéressent déjà à son successeur. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment Huawei, acteur important sur le marché des télécommunications et fournisseurs de technologies 5G. En parallèle du déploiement de ses technologies 5G, la firme chinoise se serait déjà penchée sur la 6G.

Le patron du groupe chinois, Ren Zhengfei, s’est confié lors d’une conférence à propos des projets sur lesquels travaillait sa firme. Ainsi, on a pu apprendre que Huawei travaillait déjà sur la 6G, et ce, depuis quelque temps déjà.

Il faut dire que la firme n’est pas la seule à s’y intéresser, si elle ne veut pas perdre sa place sur ce marché, elle a plutôt intérêt à être visionnaire. Au mois de juin, Samsung avait déjà révélé s’intéresser au sujet. Le constructeur coréen a chargé l’un de ses centres de recherche de se consacrer à la 6G.

Un déploiement pour 2030

Évidemment, les travaux sur la 6G n’en sont qu’à leurs débuts et ce réseau ne devrait pas faire son apparition avant une bonne dizaine d’années, comme l’a précisé le patron de Huawei. Pour l’instant, le nom du futur réseau n’est même pas encore officialisé. Les industriels parlent davantage de « The Beyond 5G » que véritablement de la 6G.

Si le nom n’est pas encore défini, un calendrier semble tout de même se dessiner. La 6G devrait être déployée aux alentours de 2030, comme le veut la presque tradition d’un nouveau réseau tous les 10 ans, avec une phase de normalisation prévue entre 2026 et 2028 plus ou moins.

Pour l’instant, le 3GPP, l’organisme chargé de normaliser les protocoles pour la téléphonie mobile, ne semble pas encore s’intéresser à la question puisqu’aucune discussion à ce sujet n’a encore été ouverte.

Un usage à définir 

Il faudra également déterminer quels usages ouvrira la 6G. Difficile à l’heure actuelle d’imaginer le potentiel de ce réseau du futur vu que le réseau 5G n’est pas encore actif partout et son potentiel pas encore atteint.

Évidemment, le futur réseau devrait permettre une vitesse de transmission encore plus importante qu’avec la 4G ou la 5G. On parle d’une vitesse d’un térabit par seconde contre les 10 Gbit/s offerts par la 5G. La 6G pourrait également permettre une localisation plus précise, comme le suggère 01net. Enfin, jusqu’à son arrivée, le nombre d’objets connectés devrait encore croître. La 6G devrait donc permettre une meilleure prise en charge ses objets connectés.