Le Président des États-Unis s’est exprimé sur les deux fusillades de masse qui ont eu lieu au Texas et dans l’Ohio, durant le weekend du 3 et 4 août. Selon Donald Trump, les jeux vidéo et les maladies mentales seraient à blâmer dans ces tragiques événements.

Rares sont les déclarations du Président américain à ne pas s’attirer les foudres d’une communauté. Ici, le cadre est particulièrement délicat puisqu’il s’agit de deux fusillades de masse qui ont causé la mort de 29 personnes et plus d’une cinquantaine de blessés. Après avoir adressé ses pensées et prières aux victimes et à leur famille, Donald Trump – ainsi que certains politiques américains – a pris pour cible les jeux vidéo. Ils seraient, en partie, la cause de ce type de tragédie.

Selon le président américain, les jeux vidéo pousseraient à une certaine idéalisation de la violence. Il serait « trop facile aujourd’hui pour les jeunes en difficulté de s’entourer d’une culture célébrant la violence », à savoir les jeux vidéo qui, selon Donald Trump, seraient « atroces et sinistres ».

Des accusations que partage également Kevin McCarthy, chef de minorité à la Chambre des représentants. L’homme s’est exprimé dans l’émission de télévision Fox & Friends concernant les jeux vidéo. Selon lui, ceux-ci déshumaniseraient les individus.

Ce n’est évidemment pas la première fois que les politiques américains pointent du doigt la responsabilité des jeux vidéo dans les tueries de masse. C’est un raccourci qui a vu le jour en 1999, avec la Fusillade de Columbine. Après enquête, il a été révélé que les auteurs de cette tuerie étaient fans de jeux vidéo, notamment Doom et Wolfenstein 3D.

La mise en relation de massacres de masse avec la pratique des jeux vidéo est monnaie courante aux États-Unis. Or, depuis l’avènement des jeux vidéo, aucune recherche n’a permis de trouver une corrélation entre les jeux vidéo et les comportements violents.

Évidemment, les déclarations du président Trump n’ont pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux que ça soit les adeptes des jeux vidéo ou les personnes pour l’interdiction de la vente libre d’armes à feu. Sur ce point, Donald Trump aimerait légiférer sans pour autant revenir sur ce droit constitutionnel.