La ville de Londres a prévu de connecter tous les tunnels et stations de son réseau de métro à la 4G. Un projet d’envergure dont la première phase verra voir le jour en mars 2020.

Vous avez prévu de partir à Londres au début de l’année prochaine ? Nous avons une bonne nouvelle à vous annoncer. Dès le mois de mars 2020, la 4G sera accessible dans les tunnels et les stations du métro londonien. Ce sont d’abord les lignes entre Westminster et Canning Town qui seront desservies. Mais le plan montre déjà que le réseau sera étendu à l’entièreté des stations d’ici l’été prochain. Bien sûr, en plus de la 4G, les usagers du London Underground pourront se connecter en 2G ou en 3G.

Une belle avancée, mais le maire de Londres, Sadiq Khan, ne compte pas s’arrêter là. Il entend bien installer la 5G dans le futur. “En introduisant la 4G, et dans le futur la 5G, cela aidera les Londoniens et les visiteurs à rester joignables et à recevoir les dernières informations pendant le trajet”, a-t-il expliqué.

Si le maire insiste sur le fait qu’il sera possible de se connecter même à l’intérieur des tunnels, c’est que jusqu’à présent les voyageurs ne pouvaient aller sur internet que dans les stations. Et encore, seulement avec le WIFI.

L’installation de l’équipement nécessaire pour fournir un signal cellulaire sera un challenge de taille. L’organisme public de gestion des transports en commun, Transport for London, a estimé que 2.000 kilomètres de câblage devront être installés. Et ils devront l’être en dehors des heures d’activité, afin d’éviter de devoir interrompre complètement le service. De plus, la configuration des tunnels, étroits et sinueux, peut bloquer les signaux téléphoniques. La société de transport prévoit déjà d’utiliser des câbles rayonnants capables de diffuser des signaux, dans des tunnels, comme des antennes géantes.

Londres n’est pas la première ville où la 4G sera disponible dans le transport en sous-sol. À Moscou et à Tokyo, cela fait déjà des années que les passagers peuvent rester connectés malgré les tunnels et les mètres qui les séparent des antennes à la surface.