Déjà disponible en version numérique depuis l’été 2018, Death’s Gambit s’offre une version physique sur PS4 et Switch. L’occasion pour ceux qui n’auraient pas affronté la Mort de se plonger dans ce jeu de plateforme sombre et lugubre aux faux airs de Dark Souls parfaitement assumés.

Pacte avec la Mort

Death’s Gambit nous transporte au cœur d’un champ de bataille où tout n’est que mort et désolation. Un seul être a survécu, Sorun. À son réveil, notre héros se voit fier une mission par une créature démoniaque, Vrael. Mais sa quête sera de courte durée puisqu’il croisera le chemin de la Mort qui lui imposera une nouvelle mission, sous contrat cette fois.

Son objectif sera de retrouver et de détruire un mystérieux artefact responsable du déséquilibre entre les mondes. Il devra pour cela parcourir les chemins désolés de Leydia et affronter les nombreux monstres qui barrent sa route.

Un gameplay mixte 

Plus qu’un simple jeu de plateforme, Death’s Gambit reprend certains codes des RPG avec une personnalisation et une évolution de son personnage. Le joueur pourra également choisir son héros parmi 7 classes de personnages. Un choix déterminant puisque chaque classe (Soldat, Assassin, Chevalier de Sang, Magicien, Noble, Sentinelle et Acolyte de la Mort) dispose de ses propres caractéristiques de combats et compétences. Le joueur pourra également compter sur les équipements de son héros pour augmenter ses caractéristiques.

En fonction de la manière dont le joueur appréhende les combats, il peut être plus intéressant d’opter pour une classe plus offensive ou défensive. Au fil de la progression, Sorun gagne de l’expérience sous forme d’orbes lumineux qui lui permet de montrer de niveau et de débloquer de nouvelles compétences. Celles-ci s’avéreront bien utiles lors des nombreux combats.

En effet, les adversaires sont nombreux et ils ne sont pas là pour rigoler. Fort heureusement, notre héros pourra compter sur des “plumes” de soin (limité) que le démon Vrael, par bonté d’âme, lui a offertes.

De nombreux ennemis et un héros lourdaud 

Au cours de l’expédition, les obstacles seront multiples et il faudra se montrer très réactif ; attaquer, parer, éviter, reculer, sortilège. Si les adversaires ne sont pas spécialement résistants, ils disposent chacun d’une approche particulière de combat (corps à corps, flèche, à distance) ce qui leur offre un certain avantage. La taille des créatures démoniaques aura également un réel impact.

Le joueur devra donc s’adapter aux différents types de monstres qui se présentent à lui. Le timing aura son importance pour arriver à parer les attaques. Si notre héros est capable de multiples parades, leur réalisation assez lourde ne permettra pas toujours d’éviter les coups.

À l’image d’un « Die and retry », l’aventure de Death’s Gambit se résumera très souvent par la mort de Sorun. Fort heureusement, en tant que serviteur de la Mort, votre héros sera rapidement remis sur pied.

D’ailleurs, lors de certains trépas – oui, on est mort quelques fois -, le joueur assistera à des flashbacks sur la vie de Sorun avant le champ de bataille. L’occasion d’en découvrir plus sur l’histoire de notre héros et de varier un peu les game-over.

Faussement simple

Au fur et à mesure de son aventure, le joueur pourra sauvegarder sa partie via des autels de régénération qui lui permettront de restaurer ses plumes de Phénix. Et gare si on en rate une, il faudra retraverser le niveau en cas de mort – et cela arrivera.

Là où le studio White Rabbit se montre un peu vicieux, c’est justement dans l’utilisation des autels de soins. Il n’est pas question de pouvoir massacrer quelques monstres, d’aller se soigner et de retourner marcher sur le cadavre de ses ennemis. À chaque passage par l’autel, les monstres sont aussi remis sur pied.

Malheureusement, le côté exigeant du titre ne tient qu’en partie à la volonté du studio de développement. À certains moments, on a surtout l’impression d’incarner un personnage un peu simplet qui manque de fougue plutôt que d’explorer un jeu au niveau de difficulté volontairement élevé.

Death’s Gambit propose un cadre rétro qui rendront nostalgiques les plus anciens. Mais comme de nombreux vieux jeux de plateforme, ça coince souvent au niveau des déplacements. Il arrive parfois qu’il soit compliqué d’atteindre une plateforme ou de tomber d’une tour à cause d’un manque de précision des sauts ou, au contraire, d’une exigence de précision qui n’a pas lieu d’être. Pareil du côté du gameplay, notre héros manque souvent de finesse et de fluidité dans ses mouvements ce qui fait qu’il ne frappe pas vraiment là où on le voudrait. Un manque de dynamisme qui se révèle très souvent mortel.

Dark Souls rétro

Nous l’avons dit, Death’s Gambit est un véritable hommage aux anciens jeux vidéo de plateforme. Avec son côté très pixelisé et ses couleurs sombres, mais tellement belles, le titre de White Rabbit reprend également l’esthétique – et c’est assumé – de la série des Dark Souls.

Au fil des niveaux, les décors changent et, bien qu’un sentiment de répétition se fait rapidement sentir, les changements de point de vue apportent un dynamisme certain.

L’atmosphère lugubre est parfaitement cadrée par les décors, mais aussi par une ambiance musicale très agréable aux airs mystiques. Enfin, les voix graves des personnages – en anglais – correspondent de nouveau très bien à l’ambiance de Death’s Gambit.

Conclusion

Véritable ode aux jeux de plateforme des années 90, Death’s Gambit propose de se plonger dans un univers sombre et lugubre à travers un scénario un peu léger. On se laisse facilement porter par l’aventure aux allures RPG, bien que celle-ci soit rythmée par un gameplay extrêmement nerveux et une difficulté élevée, qui forcera le joueur à recommencer parfois plusieurs dizaines de fois certaines portions du jeu. Malgré un manque de réactivité et de dynamisme du héros qui se révèlera très rapidement agaçant, Death’s Gambit arrive à transporter les joueurs dans son univers de désolation. 

Death's Gambit

6.8

Gameplay

6.0/10

Contenu

7.5/10

Graphismes

7.0/10

Bande son

7.5/10

Finition

6.0/10

Les + :

  • La vision 2D et les points de vue variables
  • Un gameplay exigeant et varié (plateforme/action/RPG)
  • Entièrement sous-titré en français
  • Une histoire légère, mais originale
  • Les décors rétro et l’inspiration à Dark Souls

Les - :

  • Un poil trop exigeant à certains moments
  • Manque de dynamisme et de réactivité du héros
  • Déplacements lourds et imprécis