Le projet Starlink vient d’être lancé. Une première étape qui se traduit par l’envoi de 60 minisatellites de l’espace. À terme, l’objectif de la société américaine SpaceX est de déployer 12.000 satellites afin de développer l’accès à Internet. Un projet ambitieux et louable, mais qui ne satisfait pas tout le monde.

Les 60 premiers satellites ont pris position dans l’espace. Placés les uns à la suite des autres, certains qualifient déjà ces appareils de « train » de l’espace. On peut d’ailleurs les observer à l’œil nu, encore faut-il savoir – et pouvoir – où et quand regarder vers les toiles.

Une visibilité qui pose tout de même question. Sachant que SpaceX souhaite en envoyer au total 12.000 satellites d’ici 2027. Le projet de SpaceX représente une potentielle augmentation des débris spatiaux, mais surtout une pollution lumineuse spatiale durant la nuit. La preuve en est que les 60 premiers minisatellites sont déjà visibles à l’œil nu, même s’il est plus pratique de les observer avec une paire de jumelles.

La visibilité de ses appareils spatiaux repose sur le fait qu’ils sont placés à une orbite basse de 450 km d’altitude et devraient atteindre une altitude opérationnelle de 550km. En comparaison, les satellites de télécommunications « traditionnels » se situent à 36.000 km d’altitude. On parle alors d’orbite géostationnaire.

Un internaute s’inquiète de ce à quoi pourrait ressembler le ciel lorsque les 12.000 satellites seront lancés « si SpaceX en 12.000, ils vont dépasser le nombre d’étoiles visibles ». Une inquiétude qu’il faut tout de même tempérer. Les satellites ne sont pas destinés à se retrouver sur une même orbite, ils varieront entre 550 et 1200 km d’altitude et ne croisera pas l’horizon en même temps.

Selon l’astronome Jonathan McDowell, une centaine de satellites sera tout de même visible à l’œil nu simultanément. Une situation à laquelle SpaceX ne s’attendait pas, d’après l’astronome au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics.

Par ailleurs, ce type de projets spatiaux est amené à se multiplier dans les années à venir. Plusieurs sociétés visent les étoiles, entraînant une surpopulation de satellites, de débris spatiaux, pollution lumineuse, embouteillage, ainsi que la perturbation de l’observation des radiotélescopes au sol.