La startup de Seraing, en province de Liège, lève des fonds pour se développer à l’international. L’Europe, mais aussi l’Amérique du Nord et l’Asie sont visés.

Scanner ou IRM, les rendez-vous médicaux peuvent devenir compliqués lorsque les médecins doivent attendre les résultats des examens précédents. Osimis, la startup liégoise a élaboré Lify. Il s’agit d’une plateforme en ligne pour que les patients puissent avoir accès facilement à l’imagerie médicale. Oubliez le CD ROM envoyé par courrier, un simple code (et une date de naissance) permet au patient et au médecin d’accéder aux images médicales d’un individu sur n’importe quel ordinateur.

Et pour développer son produit, la startup a levé 2,3 millions d’euros auprès d’experts de l’imagerie médicale. Frédéric Lambrechts, PDG, a déclaré que l’objectif de cette levée de fond tient dans le développement et l’expansion de la plateforme à l’international. La startup veut renforcer sa présence en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. “Notre objectif est d’améliorer le cheminement clinique et la vie du patient, dans toutes les dimensions de l’imagerie médicale» précise t-il dans un communiqué. Le docteur PhD Erik Ranschaert, conseiller médical et investisseur, explique que «les données distribuées dans l’ensemble de l’hôpital peuvent désormais être gérées dans leur ensemble, ce qui permet de franchir une nouvelle étape dans les soins personnalisés”.

La plateforme Lify repose sur Orthanc, un logiciel libre et open source élaboré par Sébastien Jodogne pour un travail académique, avec le soutien du CHU de Liège. «Les hôpitaux du monde entier peuvent télécharger un logiciel qui est commun à tout le monde, et qui va leur permettre de réaliser des automatisations et de partager leur expérience avec les autres hôpitaux du monde» explique Sébastien Jodogne pour les caméras de RTL.

Osimis a été récompensée pour son côté innovant en 2016 par le KIKK Festival. Il est à noter que pour son travail sur Orthanc, Sébastien Jodogne a reçu l’un des prix internationaux du logiciel libre décernés chaque année par la Free Software Foundation de Boston. A titre de comparaison, Wikipédia avait obtenu le même prix en 2005.