A l’heure où il se met à parler dans le film Détective Pikachu, la boule de poils jaune emblématique des Pokémon a peut-être bien encore quelques secrets à vous dévoiler. Suivez notre guide des 5 choses à savoir pour briller en société à propos de cette créature électrisante.  

L’écureuil comme modèle

Pikachu

Communément considéré comme étant une souris de type électrique, Pikachu aurait une toute autre inspiration. En effet, Atsuko Nishida, qui a fait partie de l’équipe artistique des premiers jeux Pokémon chez le studio Game Freak et qui a entre autres dessiné Pikachu, a déclaré dans une interview donnée au quotidien japonais Yomiuri Shinbun s’être davantage inspiré de l’écureuil.

Fascinée par cet animal, l’artiste a pensé la créature comme un personnage joufflu, avec une queue en panache. Et puisque Pikachu dispose de l’attribut foudre, celle-ci a pris la forme d’un éclair. CQFD.

Ces déclarations, qui datent seulement de l’année dernière, infirment également l’hypothèse selon laquelle Pikachu descend du pika, un rongeur vivant dans l’ouest de la Chine.

Un personnage secondaire

Mélofée

A l’origine, Pikachu ne sortait pas particulièrement du lot et faisait partie des 150 autres pokémon d’origine. Face au succès des jeux Pokémon Rouge et Bleu en 1996, Nintendo se met en quête d’une mascotte. Ce rôle est initialement confié à Mélofée qui endossera ce statut pour les besoins du manga Pokémon – Pocket Monsters (où Pikachu est par ailleurs son partenaire).

Mais la popularité de Pikachu n’a cessé de croître dès qu’il est devenu le premier Pokémon du dresseur Sacha dans le dessin animé. Les développeurs le choisissent dès lors comme mascotte, facilement reconnaissable pour les enfants et séduisant aussi bien les petits garçons que les petites filles par son aspect kawaii.

Jean-Luc Pikachu

Jean-Luc Pikachu

Pikachu est bel et bien japonais mais cela n’exclut pas que ses créateurs aient été influencés par la culture occidentale. La preuve : lorsqu’il fut présenté pour la toute première fois, le nom complet de Pikachu était Jean-Luc Pikachu. C’est Sacha qui utilise ce patronyme à la sonorité très francophone dans les pages du manga, mais cela a rapidement été abandonné et n’apparaîtra plus jamais par la suite.

C’est finalement Pikachu seul qui a été gardé, nom formé par les onomatopées japonaises « pika » signifiant une étincelle et « chu » évoquant le couinement de la souris. A noter que la plupart des noms des Pokémon ont été adapté à l’international mais que Pikachu, lui, conserve son nom original où qu’il se trouve.

Mâle ou femelle ?

Pikachu femelle

Est-ce que Pikachu est un mâle ou bien une femelle ? Les experts se disputent toujours sur la question mais, avant d’aller plus loin, il est important de rappeler que le nom Pikachu n’est pas lié à un seul personnage mais bien à une espèce de Pokémon. Il existe donc plusieurs Pikachu, dont des mâles et des femelles, une différenciation des genres qui a été introduite dès la seconde génération. Dès lors, la femelle Pikachu arbore une petite encoche au bout de sa queue, lui procurant une extrémité plus arrondie.

Malgré cela, les spéculations à propos du sexe du Pikachu de Sacha restent toujours au cœur des débats de fans car cette différence n’existait tout simplement pas à l’époque de la première génération. Certains déduisent que Pikachu est une femelle car dans un épisode de Pokémon Black and White une femelle tente de le séduire, sans succès. D’autres avancent que les personnages utilisent presque toujours le pronom «il» quand il s’agit de l’évoquer. A vous de vous faire votre propre avis sur la question…

Une protéine nommée d’après Pikachu

Pikachu éclair

C’est peu dire que Pikachu a marqué la pop culture. On le retrouve partout : dans les dessins animés et les jeux vidéo bien sûr, sur les innombrables produits dérivés, ou encore au cinéma en version live action. Même le milieu de la science est influencé par le phénomène !

Des chercheurs japonais ont ainsi donné le nom de Pikachurine à une toute nouvelle protéine qu’ils ont découvert en 2018. Cette protéine a la faculté de transmettre de l’information entre la rétine et le cerveau à la vitesse de l’éclair par impulsion électrique. On comprend dès lors un peu mieux le choix de ce nom qui aurait pu paraître pour une mauvaise blague.