Emmanuel Macron a fait savoir une nouvelle fois sa volonté de réduire l’anonymat tel qu’il est actuellement possible sur internet.

En pleine période de “grand débat”, Emmanuel Macron a une nouvelle fois communiqué son envie de ne plus rendre possible l’anonymat sur le web.

Interrogé sur la question du harcèlement scolaire, le président français a montré avec insistance les efforts qu’il souhait déployer de la part du gouvernement face à ce problème de société.

On se bat contre et on va continuer sans relâche“, dit Emmanuel Macron lors d’une session de débat, mené en personne par le président, ces derniers jours.

Mr Macron indique vouloir “continuer de  travailler avec les plateformes internet pour sanctionner ce qui est fait sur ces plateformes“.

Le président français enfonce le clou et d’ajouter : “moi je ne veux plus de l’anonymat sur les plateformes internet et je veux une vraie responsabilité des parents. Et l’interdiction, c’est le seul moyen“.

Emmanuel Macron n’en est pas à sa première déclaration sur le sujet et avait, dans la fin du mois dernier, déjà déclaré vouloir une “levée progressive de toute forme d’anonymat“.

Les réseaux sociaux ont une place prépondérante auprès des adolescents. Ces jeunes utilisateurs du web utilisent sans relâche différentes plates-formes. C’est notamment Snapchat et Instagram qui ont la cote même si Twitter et même Facebook sont encore utilisés, mais dans une moindre mesure pour ce dernier.

Il est encore difficile de savoir à l’heure actuelle comment le président français compte s’y prendre. On peut toutefois rester perplexe quant à la difficulté de mettre en place une telle mesure, que ce soit de manière économique comme politique.

Felix Tréguer de la Quadrature du Net s’était déjà exprimé contre ce genre de propos allant à l’encontre de toute forme d’anonymat :

“Ce genre d’obligations – si elles passaient par la loi – seraient impossibles à respecter pour les petits acteurs et risqueraient fort de renforcer davantage les grandes plateformes américaines”.

Emmanuel Macron oublie que l’anonymat constitue un droit associé à la liberté d’expression et de communication et au droit à la vie privée. Il est reconnu comme tel au niveau international, notamment par la Cour européenne des droits de l’Homme”.