Une équipe de chercheurs a réalisé une enquête un peu particulière à propos des réseaux sociaux. Pour quelle somme un internaute serait-il prêt à supprimer son compte Facebook ? Le montant minimum serait de 1000 $.

L’addiction aux réseaux sociaux est depuis quelques années au centre des nombreuses recherches scientifiques. Plusieurs centres de désintoxication au numérique ont d’ailleurs vu le jour. Dans cette lignée, une équipe de chercheurs a voulu savoir à partir de quel montant des utilisateurs de Facebook seraient prêts à effacer leur compte durant une période de maximum un an.

Les chercheurs ont mené une étude auprès d’un échantillon de 1258 individus. Ils ont assuré que l’expérience était sérieuse, que les participants recevraient effectivement le montant indiqué et qu’ils devraient prouver que leur compte était bien désactivé. Une tendance s’est rapidement dessinée : « l’utilisateur moyen de la plateforme aurait besoin de plus de 1 000 $ pour désactiver son compte pendant un an ».

Le montant augmentait considérablement chez les étudiants interrogés. Pour désactiver leur compte Facebook, ils demandaient en moyenne 2076 $ pour un an. Parmi les participants recrutés en ligne, la somme se rapprochait également de la barre des 2000 $. Les chercheurs ont indiqué que les résultats étaient influencés par des facteurs socioéconomiques des participants, ainsi que les habitudes numériques des participants. Ceux qui utilisent davantage Snapchat ou Instagram auraient moins de mal à se priver de Facebook.

Selon l’un des auteurs de l’étude, ce résultat vient du fait que Facebook a pris une place importante dans la vie des internautes « vous avez peut-être 10 ans de photos [sur Facebook], ou vous l’utilisez peut-être pour organiser vos groupes d’étude… Des personnes dans la vingtaine ont peut-être même été sur Facebook pendant toute leur vie adulte », souligne Sean Cash. Le lien avec les amis et la famille sur ce réseau social et l’investissement en temps sont plus importants que les inquiétudes quant aux abus de Facebook, selon le chercheur.