Très populaire aux débuts des années 2000, les BlackBerry et leur clavier mécanique ont marqué toute une génération de mobinautes. Une gamme de produits qui avait fait les beaux jours de la société et qui, aujourd’hui, ne semble plus convaincre beaucoup de monde. Petit retour sur l’incroyable aventure de l’entreprise canadienne… 

BlackBerry ne s’est pas toujours appelé BlackBerry… 

À l’origine, BlackBerry n’était pas le nom de la société qui l’a créé. Le nom du téléphone a totalement pris le dessus sur celui qui, initialement, était RIM pour Reseach In Motion Limited. Cette société a été fondée en 1984 par Mike Lazaridis, un passionné d’informatique. Il avait l’ambition de révolutionner le marché des communications sans fil.

Ce n’est qu’en 2013, après plusieurs déboires, que la société RIM adopte le nom de BlackBerry. Une décision logique étant donné que la plupart des gens utilisaient le nom des téléphones pour parler de la société en général.

Son premier succès commercial était un bipeur

Durant ses premières années d’existence, la société s’est associée avec RAM Mobile Data et Ericsson pour travailler sur le réseau Mobitex, un système de transmission de données sans fil, pour le rendre bidirectionnel. RIM travaille à l’époque également sur un système de « paging », une sorte de notification push qui apparait à l’écran dès la réception d’un email ou d’un message.

C’est d’ailleurs grâce à ces deux points – le “paging” et l’évolution du réseau Mobitex – que RIM mettra au point son RIM 950 et connaitra son premier succès commercial. L’appareil prend à l’époque la forme d’un petit boitier intégrant un écran et un clavier utilisable avec les pouces. Un gadget qui fonctionne à la fois comme un bipeur et un GSM.

Un premier téléphone mobile

La popularité de la société n’a cessé de croître jusqu’en 2001, année au cours de laquelle l’entreprise sortira son premier téléphone, le BlackBerry. Deux années auparavant, un premier modèle avait vu le jour, mais il ne comprenait pas encore la technologie de téléphonie cellulaire. Le BlackBerry est apparu comme une petite révolution pour l’époque, à contre-courant de ce qui faisait. La majorité des constructeurs de mobiles se dirigeait vers les claviers numériques ou le tactile alors que BlackBerry assumait parfaitement son clavier mécanique, utilisable avec les pouces.

Le clavier mécanique a d’ailleurs permis à la marque de se fonder une identité propre.

L’arrivée du premier iPhone en 2007 a marqué un tournant dans le monde des mobiles puisque c’est à partir de cette date que les ventes de smartphones BlackBerry ont débuté leur lent déclin. Pris de vitesse, le constructeur canadien n’adoptera que très rapidement l’écran tactile, si en vogue chez le consommateur.

Le BlackBerry aurait pu s’appeler le StrawBerry

Avant que le téléphone ne soit dévoilé au grand public, la société RIM s’est triturée les méninges pour trouver un nom à son téléphone qui marquerait les esprits. Le département marketing voulait s’inspirer du clavier mécanique du téléphone qui, selon eux, ressemblait à une fraise.

Ainsi, il fut question tout un temps d’appeler le téléphone de RIM Strawberry (fraise en anglais). Mais, comme nous le savons aujourd’hui, ce nom a été abandonné au profit d’un autre fruit, la mûre, alias blackberry en anglais.

La marque BlackBerry désormais aux mains des Chinois

Comme Kodak ou Polaroid avant lui, BlackBerry est désormais une marque sous-licence exploitée par le groupe chinois TCL, le nouveau géant de l’électronique, qui exploite sa propre marque sur le marché chinois et la marque “Alcatel” à l’international. La marque BlackBerry est désormais employée pour vendre des téléphones Android à clavier mécaniques qui se destinent principalement aux professionnels. Imaginés et conçus en Chine, les smartphones BlackBerry que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce n’ont donc plus grand chose à voir avec les appareils commercialisés au début des années 2000. Au niveau logiciel toutefois, ils sont toujours livrés avec la suite complète BBM et les nombreux patchs de sécurité qui sont eux toujours bien développés au Canada par l’entreprise canadienne.