Vous souvenez vous de Sophia? C’est ce robot capable de reproduire les expressions humaines qui franchit chaque jour une nouvelle étape vers l’intégrité humaine. En 2017, elle avait obtenu la nationalité saoudienne et, aujourd’hui, ses créateurs espèrent lui obtenir le droit de vote dans un pays démocratique.

Sophia est devenue internationalement connue après l’octroi de sa nationalité saoudienne, une première historique pour un robot. La machine capable de reproduire les expressions humaines telles que la joie, la peur, le dégoût ou encore la colère, fait aujourd’hui le tour des plateaux télévisés.

Attirant parfois la curiosité, souvent l’inquiétude, elle est également capable de reconnaître les expressions de son interlocuteur, bien qu’elle ait besoin qu’on en rajoute un peu. La créature a même eu droit à un rendez-vous galant avec Will Smith mais on est rassuré de constater que Sophia n’est pas encore prête à nous dérober notre place sur Terre.

Hanson Robotics, l’entreprise qui a assemblé Sophia, voudrait franchir une étape supplémentaire après l’obtention de sa nationalité. À l’occasion du Web Summit, conférence sur les technologies qui se tenait à Lisbonne ce 7 novembre, le directeur scientifique de la firme Ben Goertzel a présenté les dernières avancées faites sur le robot. Son petit frère, Han, y a également été présenté et le scientifique a dévoilé ses plans pour l’avenir de l’aînée.

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Si Sophia est capable de reproduire nos émotions, Ben Goertzel estime qu’elle aurait toutes les raisons de bénéficier du droit de vote. Aussi saugrenue soit cette idée, l’homme et son entreprise sont actuellement en discussion avec les autorités maltaises pour que Sophia obtienne la nationalité de l’État insulaire.

Si le passeport de Sophia se remplit peu à peu, ses compétences restent encore à revoir. Son père et créateur affirme qu’elle progresse vite mais la démonstration du robot sur scène s’est plutôt soldée par un échec. Entre définitions tout droit sorties de Wikipédia et latence causée par la mauvaise connexion internet, Sophia a au moins convaincu le public que les robots ne sont pas prêts de prendre le pouvoir.