À la fin du mois de novembre, les commerces ouvriront leurs portes en offrant de solides réductions sur leurs produits. Des soldes qui donnent souvent lieu à des scènes de liesse dans les magasins. Mais que sait-on finalement du Black Friday qui n’a finalement fait son entrée en Belgique qu’en 2016?

On a tenté de changer son nom

Le terme Black Friday viendrait à l’origine d’une expression utilisée par la police de Philadelphie décrivant l’état des routes et des trottoirs envahis par la foule qui se presse pour aller faire du shopping. Reprise par un journaliste, l’expression s’est rapidement popularisée.

En 1961, des commerçants de Philadelphie qui n’appréciaient pas beaucoup cette appellation ont tenté de le renommer en “Big Friday” au travers d’une grande campagne marketing mais ce fut un échec. La cause? Une nouvelle explication pour le nom Black Friday que d’autres commerçants se plaisent à retenir est née. Le noir serait lié à l’encre utilisée pour noter les résultats nets positifs en fin de journée, en opposition au rouge des journées en déficit.

Black Friday faisait d’abord référence à un krach boursier

La première utilisation du terme Black Friday remonte en 1869. Le vendredi 24 septembre de cette année, le marché de l’or s’est effondré à la Bourse de New York. Les spéculateurs boursiers Jay Gould et James Fisk alias “Gold Ring” voulaient s’emparer du marché de l’or à la bourse new-yorkaise.

Seulement, les deux hommes usaient de techniques peu recommandables puisqu’ils manipulaient les marchés et bénéficiant d’informations du gouvernement. Suite à la découverte du pot-aux-roses, un krach boursier s’en est suivi avec des conséquences désastreuses sur l’économie pendant plusieurs mois.

La frénésie du Black Friday a causé plusieurs morts

Face à la chute des prix durant quelques heures, les clients en viennent parfois à perdre pédale. C’est ainsi qu’on assiste à des scènes où des marées humaines se déversent dans les rayons à l’ouverture des portes des magasins. 154 millions d’Américains ont participé au week-end de shopping, soit près de la moitié de la population.

Autant dire que l’hystérie est bien présente parmi les clients qui en arrivent parfois à causer des accidents mortels, comme cet ouvrier de maintenance piétiné par la foule dans un Walmart de Long Island. L’homme de 34 ans est mort de ses blessures et plusieurs autres personnes ont été emmenées à l’hôpital ce jour-là.

Un site sordide a d’ailleurs été ouvert avec pour seule page un compteur de décès et de blessures liés au Black Friday aux États-Unis depuis 2006, ainsi qu’une brève description des incidents. Ainsi 10 personnes seraient décédées et 110 autres blessées.

Des files qui se forment des jours à l’avance

Si d’un côté, certains se ruent dans les magasins, d’autres, en revanche, se montrent extrêmement patients. Il n’est pas rare de voir de longues files se dessiner devant l’entrée des boutiques les heures voire les jours qui précèdent le Black Friday. En particulier, si le magasin en question propose un rabais intéressant.

C’est ainsi qu’en 2014, deux Américaines ont installé leur campement devant le Best Buy de Beaumont en Californie. La grande surface s’apprêtait à vendre des écrans géants pour 100$ à l’ouverture des portes le jour J. Seulement, Vickey Torres et Juanita Salas ont décidé de se présenter vraiment très tôt, les deux femmes ont passé 22 jours devant les portes du magasin. Si le temps, c’est de l’argent, on peut affirmer que la réduction aura été largement compensée par l’attente.

Un vendredi de quatre jours

Si à l’origine, seul le vendredi était consacré aux achats de Noël, la frénésie dépensière s’est rapidement emparée du samedi, du dimanche et même du lundi qui suit. Le lundi porte même un nom : Cyber Monday. Ce jour est uniquement consacré aux promotions sur les sites de vente en ligne. L’idée a été lancée en 2005 par un site de ventes qui voulait surfer sur la vague et s’est popularisée au fil des ans.

C’est d’ailleurs le géant de la vente en ligne Amazon qui a permis au Black Friday de s’exporter dans le monde. En Europe, ce sont principalement le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France qui participent au Black Friday.