On n’y pense pas forcément, mais regarder un film sur Netflix consomme une quantité non-négligeable de bande-passante. Et malheureusement, les géants du streaming vidéo ne sont pas encore passés à l’énergie verte…

fuel

Le streaming remporte un succès croissant dans le monde. Netflix totalise à lui seul près de 100 millions d’abonnés à travers le monde. 100 millions de personnes qui visionnent chaque semaine plusieurs films et séries sur leur smartphone, leur téléviseur ou leur tablette, sans se rendre compte de l’empreinte écologique que cela représente.

Car selon plusieurs experts, visionner un film en streaming ne serait pas plus écologique que regarder un DVD. La quantité d’énergie utilisée pour produire un DVD égalerait en effet la quantité d’énergie nécessaire pour faire transiter les données depuis le cloud jusqu’à l’écran de l’utilisateur.

Bien sûr, les services de streaming peuvent contourner le problème en utilisant des énergies renouvelables. Mais selon Greenpeace, seul Youtube s’est engagé à utiliser davantage d’énergies renouvelables que d’énergies fossiles. Netflix, Amazon Prime ou encore VEVO n’utiliseraient respectivement que 17 – 17 et 27% d’énergie renouvelable pour l’ensemble de leurs activités dans leurs centres de données.

Visionner un film sur Netflix ou Amazon Prime ne représente donc en aucun cas un acte bénéfique pour l’environnement.

L’organisation Greenpeace signe même la sirène d’alarme. “Si ces compagnies ne rejoignent pas la course à l’énergie verte, la croissance du secteur va créer une demande plus forte encore pour les énergies fossiles” explique Gary Cook, un analyste œuvrant pour l’organisation.

Pour l’organisation, il est aujourd’hui essentiel de sensibiliser le public à cette problématique. Elle publie cette semaine un rapport alarmant sur le secteur. Netflix, Hulu, et les autres géants de l’industrie n’ont pas encore réagi. Toutefois, la course à l’énergie verte lancée par Google pourrait encourager les autres services reposant sur un cloud à investir massivement dans les énergies renouvelables.

2 Commentaires

  1. Comparer le DVD avec netflix n’est pas suffisant. Le DVD n’est pas arrivé chez nous par magie…

    Il faut aussi prendre en compte le transport nécessaire à l’expédition ou la location du DVD.

    Néanmoins, je suis d’accord qu’il est nécessaire que tout le monde y compris les sociétés de streaming fasse le plus possible pour l’environnement.

  2. Et on ne parle içi que des serveurs…
    Quid des ordinateurs/smartphones des utilisateurs?
    Il a été démontré à plusieurs reprises qu’un site proposant de la publicité/services analytics/réseaux sociaux peut consommer jusqu’à 120% d’énergie en plus, rien que par le téléchargement des ressources et l’exécution de code supplémentaire.

    Classer youtube “A” est donc aberrant alors que la publicité y est largement présente ainsi que des modules partage/analytics.

    N’oublions pas l’encombrement inutile des réseaux par ces ressources qui n’intéressent pas la plupart des gens. Nombre de pages pourraient être moitié moins lourdes en supprimant la pub ou en la remplaçant par du texte. Donc réduction de moitié du trafic internet, de la charge des serveurs, et donc… D’énergie.

    A quand le blocage de ce contenu indésirable par les FAI? La Poste est bien tenue sous peine d’amende de respecter les autocollant “Stop pub”…

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