Les activités du groupe Yahoo! vont être séparées en deux, selon un document que l’entreprise a transmis à la Securities and Exchange Commission (l’autorité des marchés financiers aux États-Unis).

Crédit photo : AFP
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Toutes les activités internet acquises par l’opérateur américain Verizon conserveront l’appellation Yahoo! tandis que le reste du groupe sera regroupé dans une holding baptisée Altaba. Dans le même temps, le co-fondateur David Filo et la directrice générale Marissa Meyer démissionnent du conseil d’administration et leur avenir reste flou.

Verizon va donc bien racheter les activités internet de Yahoo! (son portail, sa messagerie, etc.), pour un peu moins de 5 milliards de dollars. A terme, Verizon pourrait décider de supprimer plusieurs services.

Fondé en mars 1995 par deux étudiants de l’université de Stanford (États-Unis), David Filo et Jerry Yang, Yahoo! se présente d’abord comme un service d’indexation de sites Web. A l’origine, il s’agissait d’un petit annuaire en ligne, le “Jerry and David’s guide to the World Wide Web”, mis en ligne un an plus tôt. Dès 1996, Yahoo! s’impose un peu partout dans le monde comme un moteur de recherche incontournable et s’enrichit peu à peu de nouveaux services, à commencer par l’e-mail, la messagerie instantanée, les jeux en ligne, l’hébergement de sites Web et l’information.

Au plus fort de son succès, en 2004, Yahoo! était le site Web le plus visité au monde, avec quelque 3 milliards de pages consultées par jour (selon Alexa). Mais l’essor de Google, puis l’arrivée des réseaux sociaux, vont mettre à mal les performances de la société. Dès 2008, Microsoft tente même de racheter Yahoo!, en vain.

En 2012, Yahoo! est au plus mal lorsque Marissa Mayer, en provenance de Google, est nommée directrice générale en grande pompe. Sous son impulsion, Yahoo! multiplie les rachats, dont le plus spectaculaire est la plate-forme de blogging Tumblr, sans grand effet malheureusement sur son audience. Dernier coup dur, en décembre 2016 Yahoo! indique qu’il a été victime du piratage de 1 milliard de comptes (noms, e-mails, téléphones, etc.) trois ans plus tôt. Il en faudrait plus pour stopper Verizon dans sa volonté d’acquérir ce pionnier du Web.

AFP