Attentats de Bruxelles – un Britannique incarcéré à la suite d’un tweet islamophobe

Auteur de plusieurs messages racistes sur le réseau social Twitter, le Britannique Matthew Doyle a été appréhendé par la police et placé derrière les barreaux après avoir violement réagi aux attentats de Bruxelles sur son compte Twitter.

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Un simple tweet aura suffi à envoyer Matthew Doyle, un Britannique de 46 ans qui travaillait pourtant depuis des années dans le domaine des Relations Publiques, derrière les barreaux.

Agacé par les attentats qui ont frappé la ville de Bruxelles le 22 mars, l’homme a posté un tweet qui a été abondamment relayé par les membres de la communauté. Dans son message, Matthew Doyle expliquait avoir exigé d’une femme musulmane qu’elle lui explique la situation à Bruxelles, avant d’ajouter que celle-ci lui avait répondu que cela “n’avait rien à voir avec elle“. Sur sa page Facebook et son compte Twitter, l’homme crache sa haine de l’Islam et des migrants en déclarant “qui cela peut-il bien intéresser si j’insulte ces hommes-torchons (une insulte raciste communément utilisée au Royaume-Uni pour décrire les gens originaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ndlr)?”

Abondamment partagé, son tweet fait la une des médias britanniques. L’homme tente alors de noyer l’histoire en supprimant le message qui a déchainé la twittosphère. Mais le mal est déjà fait. Quelques heures plus tard, il est arrêté par la police locale et privé de liberté.

Dans un entretien avec le Telegraph, l’homme de 46 ans explique que ses propos ont été mal interprétés par les internautes. “Ce que beaucoup de gens n’ont pas compris c’est que je n’ai pas agressé la femme musulmane avec ce sujet” explique-t-il, “J’ai juste dit, ‘Excusez-moi, puis-vous demander ce que vous pensez à propos des attaques de Bruxelles?” Le Britannique explique que la limite de signes sur Twitter l’a empêché de décrire correctement sa rencontre et d’exprimer ses sentiments. Matthew Doyle décrit ses autres messages comme des tweets incendiaires, destinés uniquement à alimenter le buzz. Selon lui, ses tweets ce jour là n’étaient rien de plus qu’une “mauvaise blague” qui “n’a rien à voir avec la personne qu’il est vraiment.” Des explications qui n’ont visiblement pas vraiment convaincu la police londonienne, qui a choisi d’incarcérer Matthew Doyle pour “incitation à la haine raciale.”

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