Selon nos confrères de Reuters, Sony pourrait revendre ses activités mobiles pour mettre un terme à une hémorragie qui affecte les résultats financiers du groupe nippon depuis plusieurs trimestres déjà.

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Rien n’est éternel. Et nul autre que Sony n’est mieux placé pour illustrer ce concept. Au sommet de sa gloire il y a cinq ans, la firme japonaise peine aujourd’hui à se remettre dans le vert, affichant à chaque nouveau trimestre une perte pharaonique. Le groupe nippon, qui s’était déjà séparé de sa division informatique en revendant sa gamme d’ordinateurs VAIO, pourrait bientôt s’émanciper aussi de sa division mobile, qui bien qu’en progression, se fait distancer par les concurrents chinois.

Arrivé trop tard sur le marché des smartphones d’entrée de gamme, Sony compte presque exclusivement sur son flagship, le Xperia Z3, et ses différentes déclinaisons, pour réaliser son chiffre d’affaires. Une stratégie, calquée sur Apple, qui s’est avérée efficace en période de crise mais qui n’a pas permis pour autant à Sony de rattraper ses principaux concurrents. Distancée par Samsung et Apple, la firme japonaise doit aujourd’hui composer avec de nouveaux concurrents chinois qui n’hésitent pas à casser les prix.

L’activité mobile de Sony, qui coûte une petite fortune au géant nippon et rapporte peu, serait aujourd’hui devenue un fardeau trop lourd à porter, que Sony serait prêt à céder à un concurrent, voire à partager à travers une joint-venture. Une situation encore inimaginable il y a cinq ans de cela.

En 2011, Sony annonçait le rachat de sa joint-venture avec Ericsson, pour un montant d’1,05 milliards d’euros. Un rapprochement qui avait permis à l’époque à Sony d’entrer dans le Top 5 des plus gros vendeurs de smartphones, aux côtés d’Apple et de Nokia.

Quatre ans plus tard, la marque Ericsson a complètement disparu au profit de la marque Xperia. Le groupe nippon a plutôt bien résisté à la crise, par rapport à certains de ses concurrents comme HTC ou BlackBerry, qui ont vu leurs parts de marché fondre comme neige au soleil. Mais maintenir le cap aura également coûté une petite fortune à Sony, qui n’est désormais plus en mesure de lutter sur tous les fronts.

Selon ses propres estimations, Sony aurait enregistré une perte nette d’1,9 milliard de dollars au cours de l’année fiscale 2014.