Brussels Airlines annonçait mardi une nouvelle promotion en collaboration avec Uber qui visait à offrir un bon d’une valeur de 15 euros à utiliser pour se rendre à l’aéroport de Bruxelles-National ou rejoindre son hôtel à destination. Sous la pression du ministre Smet, la compagnie aérienne a néanmoins été contrainte de revoir son offre.

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Toujours considéré comme illégal sur le territoire belge, le service de “covoiturage” Uber compte déjà un peu plus de 15.000 utilisateurs à Bruxelles et compte bien ne pas s’arrêter en aussi bon chemin. La firme américaine annonçait cette semaine un nouveau partenariat avec Brussels Airlines, qui présentait mardi dans un communiqué une offre conjointe offrant un bon d’une valeur de 15 euros à utiliser dans notre belle capitale ou dans l’une des destinations proposées par Brussels Airlines à l’achat d’un ticket.

Visiblement, l’initiative de Brussels Airlines n’a pas beaucoup plu à Pascal Smet, le ministre de la Mobilité, qui a forcé la compagnie à revoir son offre.

Si les acheteurs ayant opté pour l’offre conjointe avec Uber pourront utiliser leur crédit à l’étranger, il sera en revanche impossible de l’utiliser pour rejoindre l’aéroport de Bruxelles ou voyager dans la capitale.

Rendu illégal suite à une décision du Tribunal de Commerce de Bruxelles, le service de “covoiturage” Uber est considéré par les principales associations de taxis de Belgique comme un travail au noir. Celles-ci voient en ce nouveau service une concurrence déloyale, tant au niveau de l’emploi (les conducteurs ne versent que 20% de leurs revenus à Uber) que de la facturation (les courses sont facturées à un tarif bien inférieur au tarif habituel).

5 Commentaires

  1. Au lieu de tout interdire et de crier à l’illégalité, il ferait mieux de trouver des accords !

    Et les taxis, bien fait pour leur pomme s’ils sont over pricé !

    • “trouver des accords” c’est dans les conditions actuelles un peu plus se plier au dictat du capital en détruisant le système social Belge …
      Si oui il faut réformer les taxis pour les adapter à l’époque et aux nouvelles technologies, non il ne faut pas cautionner le travail au noir dont profite Uber et ses actionnaires. Tant qu’il n’y a pas de sécu payée sur les courses par exemple, ni d’assurance, etc … on ne peut que plaindre les conducteurs Uber qui ne savent pas ce qu’ils font perdre tant à eux même qu’à la communauté, tout comme le Luxembourg profite sur le dos des travailleurs Belges des entreprises pratiquant l’évasion fiscale.
      Le jeu de la délocalisation de l’entreprise mère pour échapper aux rêgles locale commence à bien faire… Et la compromission de Brussels Airlines là dedans est bien domage, et fait montre de peu de professionnalisme du département marketing.

      Et Uber n’est pas un service de covoiturage, mais bien un service de taxi qui ne dit pas son nom et qui reporte ses frais et risques sur ses employés précaires.

      • Personne ne dit qu’il faut cautionner le travail au noir, il faut justement changer la loi pour s’adapter au nouvelles technologie (et nouveau service qui en découle).
        L’attitude d’interdire tout ce qui n’entre pas dans la cadre strictement légal de loi datant d’une époque lointaine un complètement stupide !

  2. “Tant au niveau de l’emploi (les conducteurs ne versent que 20% de leurs revenus à Uber) que de la facturation (les courses sont facturées à un tarif bien inférieur au tarif habituel).”

    Donc juste parce que Uber est moins cher, plus efficace, et que les conducteurs gagnent plus, c’est deloyal… Logique du lobby.

    • Que les conducteurs Uber payent leurs taxes et déclarent leurs revenus, et on ne fera pas tant d’histoires. Que ce soit les employés ou les indépendants, on paye tous des impôts.
      Je ne vois pas ce qui justifie le fait que les chauffeurs Uber fassent du black et éludent toutes leurs taxes.
      Quand on ne respecte pas les règles, facile de tarifer vers le bas, c’est de la concurrence déloyale, la destruction de l’économie, c’est tirer vers le bas toute une société. Uber c’est une insulte à l’économie.

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