C’est une petite révolution pour les gamers. Pourtant, les médias n’en parlent presque pas. Présenté sur le stand d’Intel, le casque Oculus fait sensation au CES de Las Vegas.

© Etienne Froment
© Etienne Froment

Si les jeux vidéo ont beaucoup évolué sur le plan visuel au cours de ces 15 dernières années, l’immersion dans un univers virtuel reste le talon d’Achille des superproductions.

Certes, on peut tenter de contourner le problème avec un écran large, voire même un vidéoprojecteur. Mais ne nous voilons pas la face. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est parvenu à nous faire revivre l’intensité du Débarquement allié ou les sensations qu’éprouvèrent les plus grands pilotes de Formule 1. Personne?

Une petite entreprise américaine lutte seule contre le diktat des géants de l’industrie. Financé sur Internet, son casque, l’Oculus, est une véritable révolution technologique qui pourrait bouleverser à tout jamais nos habitudes de gamer.

Présenté sur le stand d’Intel au CES, l’appareil attirait quantité de badauds, venus tester avec curiosité les dernières innovations technologiques.

Point commun entre tous ces testeurs du dimanche : un avis presque unanime vis-à-vis de l’Oculus. “C’est une révolution!”

Après une courte séquence de quatre minutes aux commandes d’un “jetwing” du jeu DUST, difficile de ne pas marquer un profond enthousiasme pour cette technologie qui nous plonge littéralement au coeur de l’action.

En pratique, le casque Oculus se glisse sur le visage du gamer et doit être utilisé avec un casque audio pour renforcer l’immersion. Une fois coupé du monde, le joueur découvre avec émerveillement l’univers qui l’entoure en tournant la tête. La véritable révolution de cette technologie, c’est de nous faire oublier où l’on se trouve. Le casque est relativement léger et se fait immédiatement oublier. L’écran qui se situe juste en face du regard, immerge complètement le joueur dans l’univers du jeu, presque sans aucun artifice. En tournant la tête, on découvre des détails incroyables. Dans le cas de Dust, la vue statique nous montre une partie du cockpit et le décor frontal. Mais en tournant la tête, on peut admirer tous les détails du cockpit, et utiliser les vitres latérales pour suivre du regard ses ennemis.

Si d’un point de vue ludique, le casque Oculus n’apporte aucune “interaction”, il donne en revanche une toute autre dimension aux mondes virtuels.

Reste que si le produit est une totale réussite, la compatibilité des jeux risque d’être son talon d’Achille. Si de confidence de développeur le portage d’un jeu est d’une simplicité enfantine – comptez deux semaines, en extra-time, pour une équipe de 5 développeurs – difficile de croire que les studios de développement prendront la peine de rendre leur jeu compatible avec un produit réservé à un marché de niche. L’accueil critique unanime dans les médias pourrait cependant pousser de plus gros poissons à s’intéresser à la startup…

S’il faudra attendre encore un petit peu pour découvrir cette réalité, les développeurs peuvent déjà commander un kit de développement sur le site du fabricant.

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