Selon un nouveau rapport de l’opérateur américain Verizon, plus de 58% des attaques lancées sur Internet proviendraient de Chine ou de Roumanie.

Si on évoque souvent les pays Baltes, la Russie et la Chine en matière de cybercriminalité, la réalité dépeinte par l’opérateur américain Verizon suggère que le rôle des pays de l’Est est largement surestimé dans la criminalité en ligne.

Dans son rapport, Verizon indique que si la Chine est en effet le pays le plus actif au monde sur la scène de la cybercriminalité, les attaques lancées depuis la République Populaire se limitent néanmoins à de l’espionnage. A l’inverse de la Roumanie, qui serait responsable de plus de 28% des attaques à caractère financier. A eux deux, ces deux pays représenteraient 58% de la cybercriminalité globale.

Loin derrière, les Etats-Unis terminent en troisième place du podium avec un taux de cybercriminalité plutôt élevé. Suivent la Bulgarie (7%), la Russie (5%) et les Pays-Bas (1%).

Si le rapport ne fournit finalement que peu de détails sur le rôle des différents acteurs, il met clairement en évidence l’hyperactivité de certaines régions du globe dans la cybercriminalité. Sans grande surprise, la Chine, qui ne dispose d’aucune régulation en matière de cybercriminalité et a été à de multiples reprises suspectée d’espionner les entreprises américaines, reste en tête du classement. Espionnage militaire et industriel seraient les deux activités les plus communes sur le territoire asiatique. En Europe de l’Est, la cybercriminalité, beaucoup plus orientée sur les arnaques et vols dénonce des activités criminelles intenses qui pourraient être directement liées à des réseaux mafieux. Un sujet sur lequel l’Union Européenne s’est déjà penché à de multiples reprises et qui pourrait porter préjudice à la Bulgarie et à la Roumanie dans leurs relations avec le reste de l’Europe.

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