Plusieurs mois après avoir testé une messagerie payante, Facebook déploie son offre “Premium”.  Pour envoyer un message à une célébrité ou toute personne ne figurant pas dans sa liste d’amis, l’utilisateur devra désormais obligatoirement mettre la main au porte-feuille.

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Le montant à payer pour envoyer un message à une personne ne figurant pas dans sa liste d’amis variera suivant le nombre d’abonnés que celle-ci compte sur sa page Facebook. S’il ne faudra débourser que quelques euros pour contacter “le monsieur tout-le-monde”, Facebook espère dégager de gros bénéfices en facturant 15 dollars le message envoyé à une célébrité.

S’il reste possible d’envoyer des messages gratuitement à chaque utilisateur, ceux-ci seront néanmoins automatiquement redirigés vers une boîte de réception secondaire et donc moins souvent visitée par son propriétaire.

Ce programme qui est déjà d’application en Amérique, de même que dans 36 autres pays, mais qui n’a pas encore cour en Belgique, devrait permettre d’éviter les floods intempestifs tout en assurant une coquette rentrée d’argent dans le portefeuille des propriétaires du réseau social.

Si l’idée séduira sans doute les artistes et les labels, las de recevoir plusieurs milliers de messages de leurs fans chaque jour, le concept fait déjà grincer les dents des utilisateurs, qui craignent de voir leur réseau social se transformer en véritable outil de communication freemium.

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3 Commentaires

  1. Le plus limite dans cette histoire c’est que Facebook se retrouve à mettre un prix (et donc une valeur) sur chaque individu.
    Vous devenez donc officiellement un produit monnayable à part entière.
    Fini les faux-semblants, on y est enfin et ça ne choque personne.

  2. Avez-vous remarqué que c’est la première fois que l’on annonce publiquement comment FB fait de l’argent sur le dos de ses utilisateurs ?
    Sinon, on ignore en quoi consistent les autres mécanismes par lesquels FB vend ses utilisateurs à des groupes privés.
    En fait, c’est une conséquence de l’introduction ratée de FB en bourse. En effet, ils doivent désormais, pour convaincre les analystes, inventer des moyens d’assurer leur rentabilité qui puissent être rendus publics…

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