Après Microsoft, c’est désormais au tour de Google de faire l’objet d’une enquête Antitrust dans l’Union Européenne. La firme de Mountain View est accusée d’abuser de sa position dominante sur le marché des mobiles pour imposer ses services à tous les utilisateurs de smartphones.

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Google abuse-t-il de sa position dominante pour imposer sa propre vision du mobile? Cette question, l’Union Européenne tentera d’y répondre avec une nouvelle enquête, portant sur l’intégration de ses services dans l’écosystème Android.

La plainte, qui émane de trois des plus gros concurrents de Google, à savoir Oracle, Microsoft et Nokia, vise non seulement à déstabiliser le géant américain mais aussi à imposer des mesures Antitrust dans la veine de celles qui avaient été imposées à Microsoft au cours des années 2000.

« Google écrit les règles qui gouvernent l’écosystème mobile – des développeurs d’applications, constructeurs de terminaux, fournisseurs de paiement mobile, les opérateurs et bien sûr jusqu’aux annonceurs – pour favoriser Google » explique un porte-parole de Fairsearch, la coalition composée des trois géants de l’industrie, déjà en litige avec Google dans plusieurs autres dossiers.

Avec près de 70% de parts de marché, Google a la main mise sur l’écosystème mobile et le pouvoir d’imposer sa propre vision du développement. Une main-mise qui ne plait pas à tous et porte préjudice à plusieurs acteurs de l’industrie.

Dans un tout autre dossier, la Commission Européenne continue d’examiner le chapitre recherche & publicité en ligne, qui fait l’objet d’accusations Antitrust de la part de Microsoft. Placée sous le feu des projecteurs, la firme de Mountain View devra assurer une défense solide si elle espère échapper à une condamnation, qui pourrait lui coûter plusieurs milliards d’euros…

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