Google, Intel et Apple accusés d’entente sur les recrutements

Plusieurs ex-employés de Google, Intel et Apple accusent les trois géants de l’informatique d’entente sur les recrutements. La juge Lucy Koh auditionnera dans un premier temps les cadres dirigeants des trois sociétés, avant l’ouverture d’un probable procès…

© DR

On le sait, les multinationales ont souvent tendance à débaucher les cadres de leurs rivaux à grands renforts de primes. Vivement dénoncée par Steve Jobs de son vivant, la pratique qui était alors régulièrement exercée par Google est désormais devenue monnaie courante dans l’industrie.

Pourtant, d’après plusieurs ex-employés d’Intel, Google et Apple, toutes les entreprises ne joueraient pas à armes égales. Les trois multinationales en question auraient convenu d’une entente sur les recrutements. Le but? Empêcher certains employés de quitter le navire et protéger ses propres effectifs.

Seulement voilà, si l’idée n’est pas mauvaise en soi, les salariés estiment être lésés. L’entente sur les recrutements limiterait leur perspective d’avenir et nuirait à leur carrière.

La juge Lucy Koh, qui était déjà intervenue dans le bras de fer opposant Samsung et Apple, a pris en mains l’affaire. Elle aurait déjà convoqué les directeurs des trois entreprises pour des auditions et prévoirait l’ouverture d’un procès en novembre prochain, si les plaintes des salariés s’avèrent fondées.

De leur côté, les ex-employés auraient demandé à la juge de représenter l’intégralité des salariés lésés en adoptant le statut de recours en nom collectif.

Si les craintes de la juge Lucy Koh s’avèrent fondées, le procès opposant les ex-salariés de Google, Intel et Apple à leurs employeurs pourrait se retrouver à nouveau sous le feu des projecteurs et nuire à la réputation des trois géants, qui disposaient pourtant d’une excellente réputation comme employeurs jusqu’ici…

On en parle sur le forum.

_
Suivez Geeko sur Facebook, Youtube et Instagram pour ne rien rater de l'actu, des tests et bons plans.