Le Nikon D3200, le Reflex pour tous

Sorti un peu plus tôt cet été, le D3200 est le nouveau Reflex entrée de gamme de Nikon. Vendu à un prix très abordable (aux alentours de 670€ avec un 18-55mm), il ouvre davantage la gamme Reflex au grand public…

Le Reflex pour tous

Le Reflex, c’est pour beaucoup une véritable passion. Cependant, avec les années, ce type d’appareil a tendance à se démocratiser. Si les D3100 et 5100 ouvraient déjà au grand public la voie de la photographie, le D3200 l’enfonce littéralement. Affichant un prix d’achat attractif (environ 670€) et relativement simple à prendre en mains par rapport à un boitier pro, il reprend dans les grandes lignes l’esthétique et la connectivité de son prédécesseur, le D3100, tout en apportant des nouveautés attendues au tournant. Première, et non des moindres : la présence d’une sortie micro qui permet enfin de brancher un micro au boitier, ce qui n’était pas possible pour l’instant. Pour les journalistes, les bloggueurs ou même monsieur tout le monde, cela permet d’améliorer grandement la qualité du son lors d’interviews, de rencontres ou de scènes de la vie quotidienne.

Ensuite, côté image, l’appareil se dote d’un capteur “haut de gamme”, permettant de faire des photos de 24,2 mégapixels, soit près de deux fois la qualité du D3100!  L’objectif de 18-105m fourni avec l’appareil pour le test s’avère également de très bonne qualité par rapport aux objectifs bas voire milieu de gamme accompagnant généralement les Reflex en kit. On remarque très rapidement que le D3200 se défend très bien, tant côté grain, quasi-inexistant en-dessous de l’ISO 400, que côté stabilisation. Côté vidéo en revanche, si l’appareil gagne côté enregistrement en 720p (jusqu’à 50-6O images par seconde), son autofocus fait toujours grise mine face aux compacts et hybrides. Difficile donc de tourner une vidéo de qualité mettant en scène des objets en mouvement.

Même constat en ce qui concerne la rapidité du boitier, qui s’avère décevant à plus d’un titre côté mise au point. Celle-ci, souvent égale à celle d’un D3100, parvient tantôt à le dépasser en rapidité, tantôt se fait dépasser à son tour. Un constat étonnant pour un boitier censé écraser son prédécesseur. Pour un photographe, il y a de quoi faire grise mine. Ceci étant dit, la plupart des amateurs n’y verront que du feu ou presque…

Pour le reste, le D3200 demeure une belle bête. Son écran LCD flambant neuf offre une qualité d’image nettement supérieure avec ses 921 000 points, corrigeant par la même occasion l’un des plus gros défauts du D3200. En revanche, pas question ici d’un écran orientable comme c’est pourtant le cas sur le D5100. Le viseur optique assez petit n’a pas non plus gagné en taille et l’appareil n’a presque pas changé côté design, Nikon ayant décidé de remplacer le bouton d’enregistrement vidéo par un bouton au design beaucoup plus rudimentaire, qui plaira sans doute davantage au grand public. Pour le reste, les quelques petits changements concernent uniquement une réorganisation des boutons du boitier, qui est lui toujours en plastique.

Pour environ 670€, le D3200 s’impose donc comme un Reflex d’entrée de gamme de qualité, nettement supérieur à son ainé sur la plupart des points abordés, et poursuivant encore la démocratisation de cette gamme de produits. Malheureusement, si l’appareil offre une quantité non négligeable d’améliorations, il n’apporte pas grand chose de véritablement neuf par rapport au D3100, ce qui fait de lui un appareil dispensable pour les possesseurs de ce modèle qui attendront la prochaine génération, ou peut-être le D5200. Les autres, qui cherchent un Reflex à bas prix ne doivent en revanche pas chercher plus loin, le D3200 étant de loin la meilleure solution actuelle pour les photographes débutants.

On en parle sur le forum.

 

_
Suivez Geeko sur Facebook, Youtube et Instagram pour ne rien rater de l'actu, des tests et bons plans.