Une étude réalisée par des chercheurs allemands tend à prouver les origines génétiques de l’addiction à internet.

Que les accros de la souris, geeks et autres no-life se rassurent. Leur addiction à internet n’est ni le fruit de leurs fantasmes ni le thermomètre d’une vie sociale en berne. La source de leur problème pourrait être génétique. C’est ce que révèle une équipe de chercheurs allemands de l’université de Bonn.

Contrairement l’alcool ou la nicotine, la dépendance à internet n’avait jusqu’alors pas fait l’objet de recherches biologiques aussi poussées. La découverte des chercheurs de l’Université de Bonn et de Mannheim pourrait inviter le corps médical à se pencher plus sérieusement sur les troubles comportementaux liés à cette nouvelle addiction et repenser les soins apportés aux malades.

C’est en comparant les dispositions génétiques de sujets atteints de web-addiction à ceux de sujets sains que l’équipe du docteur Montag a fait le rapprochement. Sur les 843 profils étudiés, 132 manifestent la variation d’un gène, jouant un rôle majeur dans la dépendance à la nicotine.

«Nous savions déjà qu’une mutation sur le gène du récepteur de l’acétylcholine dans le cerveau était associée à la promotion de comportements addictifs», explique le Dr Montag. « La nicotine du tabac se fixe- comme l’acétylcholine, qui est produite par le corps – comme une clé dans ce récepteur. Ces deux neurotransmetteurs jouent un rôle important dans l’activation du système de récompense du cerveau. Cette connexion joue un rôle essentiel dans la dépendance à la nicotine, mais aussi à Internet », explique le docteur Montag.

Si les résultats de l’étude semblent montrer une tendance plus forte à l’addiction chez les sujets féminin, les scientifiques ne se prononcent pas quant au caractère définitif du constat. Des études plus approfondies devront statuer sur ce point, ont-ils indiqué.

Publiée au mois de septembre dans la revue «Journal of Addiction Medicine», la recherche pourrait infléchir les tendances médicales des dernières années qui tendent à classer la web addiction aux côtés des maladies mentales . La dépendance devait figurer dans l’édition 2013 du DMS, le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux publié par l’association américaine de psychiatrie. Il pourrait en être autrement.

Alicia Bourabaa (st.)

3 Commentaires

  1. Mais oui, c’est ça, maladie mentale !
    C’est digne de dire que les homosexuels sont des malades mentaux. Mais non, c’est seulement leur nature.

    C’est dans la nature de gens différents d’avoir des stimulations différentes.

    Il y en a qui aiment s’acharner sur l’état de droit et/ou exacerber leur haine de l’autre, qui aimeraient voir lyncher une femme perdue.

    Et il y en a qui préfèrent rester chez eux, fuir ce brouhaha incohérent et n’avoir comme fenêtre sur le monde que leur écran. Mais ce n’est pas qu’ils aiment, c’est qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Ils sont bien moins dangereux que les précédents mais se font placer dans une case d’une nomenclature médicale.
    Pourquoi ?

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