Véritable scandale aux Etats-Unis autour de la vente d’un tomahawk de guerre sur le site officiel d’un jeu vidéo d’Electronic Arts, l’un des plus gros éditeurs de jeux au monde. Depuis plusieurs heures, la presse tire à boulets rouges sur l’initiative de la multinationale, qui semble avoir franchi la frontière entre mondes virtuels et réel…

On le sait, les jeux vidéo sont de plus en plus violents. Pire, le grand public semble s’être fait à l’idée que tuer du terroriste, étrangler des grands-mères ou rouler sur le cadavre d’un flic était devenu “normal” dans le monde virtuel… Pour créer le buzz sans doute, l’éditeur américain Electronic Arts a décidé d’aller beaucoup plus loin en commercialisant un tomahawk de guerre directement sur le site officiel du jeu vidéo…

L’ultime limite entre les mondes virtuels et réel a-t-elle été franchie? C’est la question qu’on est en droit de se poser lorsqu’on jette un coup d’oeil à cette initiative malsaine au possible, faisant l’apologie des fabricants d’armes. Pour 75 dollars seulement, il est possible de se procurer un tomahawk de guerre aux couleurs du jeu Medal of Honor Warfighter 2. Ou plutôt, il était, puisque depuis la médiatisation du fait divers, Electronic Arts a rapidement supprimé l’option d’achat et signalé qu’il ne souhaitait pas tirer de profits de la vente des tomahawks, les profits devant être reversés aux familles de soldats morts au champ d’honneur. Parallèlement, le site officiel affichait également le nom des fabricants d’armes dont certains modèles étaient repris dans le jeu. Des liens pointant directement vers leurs sites et permettant d’acheter en moins de 10 clics un fusil d’assaut sur Internet étaient également présents, avant qu’Electronic Arts ne modifie le contenu de la page.

S’il est plutôt monnaie courante de retrouver des accessoires tels que des casques, des jumelles voire de petits robots comme bonus dans les éditions limitées de jeu, c’est la première fois qu’un éditeur propose la vente d’armes blanches depuis un de ses sites. Difficile de dire pour l’instant si cela aura une quelconque conséquence sur la politique des autres éditeurs, mais une chose est certaine : si la vente du tomahawk était survenue avant la tuerie d’Aurora, l’information serait peut-être passée inaperçue et le public n’aurait pas dénoncé la vente totalement déplacée de cette véritable arme de guerre, accessible à tous contre quelques dizaines d’euros…

On en parle sur le forum.

 

3 Commentaires

  1. Il ne faut quand même pas charrier. Non, les jeux-video ne sont pas de plus en plus violents. Non, étrangler une grand-mère ou rouler sur le cadavre d’un policier (que vous appelez péjorativement “flic”) ne sont pas devenus des comportements considérés comme normaux. Même si malheureusement quelques personnes éprouvent des difficultés à différencier le réel du virtuel, contrairement à ce que vous médias prétendez pour attirer l’audience, elles restent parfaitement minoritaires au regard du nombre de joueurs.
    C’est le pseudo-sensationnalisme de ce genre qui entretient la presque psychose des gens à l’égard des jeux-vidéo.

    Je me suis arrêté au premier paragraphe, ça ne servait à rien de continuer.

    Maintenant si vous voulez bien m’excuser, j’ai une épicerie à braquer, puis j’irai éventrer mon inspecteur des contributions. GNIIIII

  2. Sans rire : “Véritable scandale aux Etats-Unis”… Sacrés ‘ricains, va! Le seul pays où il est plus facile de trouver un flingue que du boulot!

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