La CE pourrait élargir son enquête contre Google

La Commission européenne a demandé à Google de procéder à des changements radicaux dans ses services pour téléphones mobiles, ajoutant cette demande au dossier d’abus de position dominante visant le géant d’internet, a rapporté vendredi le Financial Times.

© AFP

Selon le quotidien, le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, a récemment demandé à Google de procéder à ces changements. Cette demande s’ajoute aux quatre sujets de préoccupation sur lesquels M. Almunia avait envoyé en mai un courrier au patron de Google, Eric Schmidt, et qui concernaient les pratiques de Google vis-à-vis de ses concurrents en matière de moteurs de recherche verticale.

La Commission lui reproche notamment de mettre en avant dans ses liens ses propres moteurs de recherche verticale, au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple dans les voyages. Elle s’inquiète aussi de la manière dont Google copie du contenu de moteurs de recherche verticale concurrents et les utilise dans ses propres offres, et lui reproche d’imposer des clauses d’exclusivité à ses partenaires publicitaires.

M. Schmidt a répondu début juillet en faisant une série de propositions, dans l’optique de clore le dossier. Selon le Financial Times, le fait que la Commission ajoute des demandes concernant les services pour téléphones mobiles pourrait être le signe qu’elle se prépare à envoyer une communication des griefs à Google, en cas d’échec des discussions.

L’étape de la communication des griefs correspond à une nouvelle phase de l’enquête, lorsque les soupçons de la Commission se précisent, et ouvre la voie à des sanctions financières qui peuvent atteindre 10% du chiffre d’affaires d’une société.

Interrogés par l’AFP, tant Google que la Commission n’ont pas confirmé ces informations. “Nous continuons de coopérer avec la Commission européenne”, a indiqué un porte-parole de Google. Les informations du Financial Times sont “des spéculations sur des discussions en cours”, a dit de son côté Antoine Colombani, porte-parole de M. Almunia.

Une source proche du dossier interrogée par l’AFP a cependant confirmé que la Commission avait étendu l’enquête aux services pour téléphones mobiles. Selon cette source, c’est le système d’exploitation Android qui serait visé. Mais une seconde source au fait du dossier a démenti, expliquant qu’Android n’était pas concerné et faisait l’objet d’une enquête séparée de la Commission.

M. Almunia avait indiqué fin mai que la Commission examinait des plaintes liées à Android, sans entrer dans les détails. Android fait l’objet d’un procès fleuve intenté aux Etats-Unis à Google par le groupe internet Oracle qui l’accuse d’être basé sur son propre langage de programmation Java.

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[ Source : AFP. ]

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