Kikk, un Festival Digital qui se veut ouvert à tous

L’événement Kikk s’annonce comme une véritable curiosité. Peut-être même bien plus encore s’il parvient, ce qui n’est pas gagné, à véritablement toucher un large public, bien au-delà des aficionados de l’informatique et des nouvelles technologies. Le coup reste toutefois jouable, d’autant que la PME namuroise Superbe Interactive, nichée dans l’étage d’un immeuble de la rue de l’Évêché, s’est trouvé trois parrains de choix : le Bureau économique de la Province (BEP), la Wallonie et la Commission européenne. L’objectif est bien de faire de ce Festival Digital un rendez-vous récurrent qui ferait parler de Namur à l’étranger et prendrait place aux côtés du Fiff ou du festival des arts forains Namur en Mai.

Au fait, qu’est-ce qu’un Festival Digital ? « Il est difficile de l’expliquer, parce que cela recouvre de nombreux aspects, concède Gilles Bazelaire, directeur du Kikk. La technologie digitale fait partie de nos vies, est inscrite dans notre quotidien. Toute la question est de savoir ce que l’on veut en faire, ce que des informaticiens en font, ou des artistes, ou des pouvoirs publics. Notre volonté est ici de rassembler différentes approches, différentes visions pour un échange de points de vues et un partage. C’est un festival, et non un salon ou une foire, car nous voulons que le côté festif reste très présent. »

Dans sa conception, le Kikk s’inspire de festivals déjà existants à l’étranger, particulièrement le Off à Barcelone. C’est une première en Belgique, chose qui a mis la puce à l’oreille de la Commission européenne. Il y aura des ateliers (workshops), des conférences et des concours. Le caractère international est manifeste. Le festival, qui est gratuit, se veut ouvert à tous moyennant une inscription préalable. Les conférences, par exemple, seront données par une vingtaine de spécialistes venus des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de France, du Danemark, d’Espagne et aussi de Belgique.

« Le digital est encore trop souvent vu comme quelque chose de complexe, poursuit Gilles Bazelaire. Il faut le dédramatiser. Nous croyons que, pour y parvenir, le meilleur moyen est de mixer les gens. Une des spécificités namuroises, par rapport à d’autres festivals, est que nous souhaitons vraiment toucher tous les publics. Nous tenons fermement à la gratuité. J’ai été très content de voir que parmi les 650 personnes déjà inscrites, il y avait par exemple un coiffeur de Saint-Servais. »

Que savoir d’autre ? Le lieu : c’est au Palais des Congrès de Namur (ancienne Bourse), place d’Armes, les jeudi 24 et vendredi 25 novembre.

LUC SCHARÈS

_
Suivez Geeko sur Facebook, Youtube et Instagram pour ne rien rater de l'actu, des tests et bons plans.