Google arrête Buzz, l’ancêtre de Google+

Google a annoncé vendredi l’arrêt de plusieurs programmes, dont sa première tentative de réseau social Buzz qui s’était heurté aux critiques dès son lancement en février 2010, contrairement à son nouveau produit Google+. “Dans quelques semaines nous arrêterons Google Buzz et l’interface de programmation de Google Buzz, pour nous concentrer plutôt sur Google+“, a déclaré un des responsables de Google, Bradley Horowitz, sur le blog officiel du groupe. “Nous avons beaucoup appris avec des produits comme Buzz, et nous nous servons de ce savoir tous les jours dans notre vision pour des produits comme Google+”, a ajouté Horowitz.

Au moment du lancement de Buzz, le service créait automatiquement pour les utilisateurs de la messagerie Gmail une liste de contacts, liste accessible à tous. Sous les critiques, Google avait dû faire des changements, puis accepter de payer 8,5 millions de dollars suite à une plainte en justice sur le thème de la protection de la confidentialité des informations.

L’arrêt de Buzz intervient près d’un mois après que Google a ouvert au grand public son nouveau service Google+, outil de personnalisation du web qui était en phase de test depuis la fin juin. Jeudi soir le directeur général Larry Page s’est réjoui que Google+ compte déjà 40 millions d’utilisateurs, et avait laissé entendre que ce service était appelé à terme à chapeauter l’ensemble des fonctionnalités internet proposées par Google. “Nous en sommes au tout début de ce que peut faire la technologie”, a-t-il dit à l’occasion de la présentation des résultats trimestriels. “Les outils que nous utilisons auront une allure très différente dans cinq ans, et nous sommes en train de les intégrer à Google+”.

Larry Page a aussi indiqué que le groupe, en phase de recentrage, avait déjà supprimé 20 services entre juin et septembre. Vendredi le groupe a précisé que Jaiku, un service permettant aux utilisateurs de rester en contact à tout moment via leurs téléphones portables, acquis à l’occasion de l’achat d’une start-up finlandaise en 2007, allait fermer en janvier 2012, tout comme le service “Code Search”, censé faciliter la recherche de codes sources ouverts sur le web.

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