A l’instar de ce qui se fait, depuis plus ou moins longtemps selon les pays, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie, en France, le gouvernement fédéral belge a lancé, via Fedict (SPF des nouvelles technologies de l’information), son site internet data.gov.be. Inauguré le 28 septembre, ce portail a l’ambition de collecter auprès des autres administrations et services publics fédéraux, un maximum de jeux de données. Puis de les présenter au public sous une même interface, voire d’encourager le développement d’applications par des tiers.

Même s’il ne se présente pas formellement ainsi, le site en est encore à sa version béta : une soixantaine de jeux de données seulement sont disponibles, elles sont triées par formats (données à télécharger, sous forme de pages web, de flux RSS, etc) et par champs d’application (économie, emploi, science, emploi, etc). « Nous ne faisons que mettre en ligne les données des autres SPF et administrations, précise la porte-parole de Fedict. Mais les SPF sont indépendants, ils décident aux-mêmes de ce qu’ils veulent bien nous livrer. »

Pour être efficace et participer à une meilleure gouvernance, une base de données publiques doit donc être correctement alimentée : ça l’est d’autant moins aujourd’hui pour data.gov.be que les quelques données mises en ligne sont, pour la plupart, déjà disponibles sur le site de Statbel. D’autres grands acteurs, comme le Bureau du Plan (qui fournit un grand nombre de statistiques), restent absents de ce portail et le font – provisoirement ? – davantage passer pour une opération de communication que pour un effort de transparence. Savoir que le développement de ce site dépend du bon vouloir des autres SPF ne rassure d’ailleurs qu’à moitié.

L’autre défaut, à imputer avant tout aux fournisseurs de contenu dont Statbel fait partie, est que les données présentées manquent souvent de précision et n’ont par conséquent qu’un intérêt limité pour les développeurs d’applications : le nombre de permis de bâtir délivré, par exemple, n’est jamais aussi intéressant que lorsqu’il est délivré par quartier, voire par rue plutôt que par ville et par commune. Il en va de même des chiffres relatifs à la criminalité, à la mortalité, etc.

Jo. Ma.

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