Selon le rapport des menaces sur les mobiles de la société Lookout Mobile Security, spécialisée dans la protection des mobiles, entre 500.000 et 1 million de personnes ont vu leur terminal Android infecté en 2011.

Si la fourchette projetée à partir des données récoltées dans le cadre de l’activité de l’entreprise est  un peu large, elle s’appuie sur son réseau de surveillance basé sur une diversité de sources comprenant les boutiques en ligne des éditeurs (Android Market et App Store essentiellement) et d’autres entreprises de distribution d’application.

Toujours selon le même rapport, les smartphones sous Android sont aujourd’hui 2,5 fois plus exposés aux malwares qu’en début d’année. Et plus de 3 utilisateurs sur 10 sont susceptibles de croiser une menace sur leur téléphone chaque année.

D’après silicon.fr, La cause de phénomène d’amplification s’explique évidemment par le nombre toujours grandissant d’utilisateurs qui se tournent vers Android (Google déclare 550.000 activations par jour) qui entraîne inévitablement l’attrait des cybercriminels. Si Lookout comptait 80 malwares actifs en début d’année, il en recense plus de 400 aujourd’hui (en juin 2011).

« Les attaquants déploient des techniques de plus en plus sophistiquées pour prendre le contrôle du téléphone, les données personnelles, et d’argent, explique l’entreprise de sécurité. En outre, les auteurs de malwares utilisent des techniques, telles que les attaques par fausses publicités [malvertising comme GGTracker, NDLR] et les mises à jour d’applications. » L’appât du gain est d’autant plus actif que les paiements mobiles vont exploser. De 170 milliards de dollars de transactions en 2010, il devrait passer à 630 milliards en 2014. Ce sera l’occasion, pour les pirates, de tester les barrières de protection que les éditeurs mettront en place (l’offre Google Wallet notamment).