Google fait l’objet d’une enquête de la justice belge pour avoir collecté des données privées à travers son programme controversé Street View, a indiqué jeudi le parquet fédéral. “Nous avons reçu une plainte de la commission de protection de la vie privée et nous avons ouvert une enquête”, a déclaré à l’AFP un porte-parole du parquet, Eric Van der Sijpt, confirmant une information du quotidien flamand De Morgen.

Lancé en 2007, Google Street View fournit des vues panoramiques en trois dimensions de rues, permettant aux usagers de s’y déplacer virtuellement, mais ce service a déclenché une série de polémiques dans plusieurs pays, notamment la France, les Pays-Bas, la Suisse et l’Allemagne.

En mai 2010, Google avait révélé que les voitures parcourant pour son compte les rues pour prendre des photos avaient collecté par inadvertance des données personnelles (courriels, vidéos notamment) transmises par WiFi dans la rue. “Nous estimons que Google a commis une infraction flagrante à la loi sur la protection de la vie privée”, a déclaré un responsable de la commission cité par le Morgen.

Une révélation de Google

Mais, précise le président de la Commission, Willem Debeuckelaere, c’est à la suite d’une révélation faite par le géant Google lui-même concernant son application Street View que la Commission de protection de la vie privée a ouvert une enquête sur les faits en Belgique. “Google a annoncé en mai 2010 n’avoir pas pris que des images lors de l’envoi de ses voitures Street View sur les routes, mais avoir également capturé involontairement des communications électroniques par le biais du wifi. Google a reconnu son erreur, tout en soulignant qu’elle n’avait pas été intentionnelle”, explique M. Debeuckelaere.

La Commission de la vie privée a alors ouvert une enquête sur la base de données élaborée par Google sur base du Street View. “Nous avons effectivement pu constater une forme d’intrusion, de hacking, qui peut être pénalement poursuivie et avons donc transmis les conclusions de notre enquête au parquet. Il n’y a toutefois aucune indication que Google ou ses collaborateurs ont utilisé ces données à des fins mal intentionnées ou frauduleuses”, poursuit-il.

“Nous sommes désolés”

“Nous sommes désolés d’avoir rassemblé, de manière involontaire, des données provenant de réseaux WiFi non sécurisés. Dès que nous avons réalisé ce qui se passait, nous avons interrompu l’activité de nos voitures Street View et nous avons informé les autorités“, a réagi jeudi Google Belgique. “Nous n’avons ni visionné ni utilisé ces données pour des produits ou services de Google. Nous sommes en contact avec les autorités belges et continuerons de répondre à toutes leurs questions”, ajoute le groupe.

Google avait réagi avec les même mots lorsque qu’il avait été mis en cause en France pour des raisons identiques. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) lui a toutefois infligé une amende record de 100.000 euros en mars.

14 Commentaires

  1. “Une caméra vidéo”… Comme c’est mignon… Mais c’est juste un chouilla plus complexe comme machine cher LSimon 😉

  2. En même temps, à partir du moment où quelqu’un utilise un réseau wifi non sécurisé, n’importe qui peut avoir accès à ses données…

    • Bien sur si un réseau Wifi est ouvert on peut s’y connecter, mais aller lire des données sur les machines qui y sont reliées, faut quand même aller un peu plus loin que s’y connecter non?

      @ Obsolete , vous répondez à ma question, j’en pose une autre donc 🙂 Y aurait il autre chose qu’une camera video sur les voiture de Google?
      et reprenant ma réponse à Delfe, que faisait donc l’occupant de cette voiture pour non seulement se connecter à un réseau non protégé
      mais encore avoir hacké les données de machines reliées à ces réseaux? Dans quel but?

  3. LA GESTAPO UTILISAIT DES VEHICULES DETECTEURS RADIO GONIOMETRIQUES, afin de pouvoir traquer les résistants en Europe. Mais pourquoi Google utilise t il des véhicules qui nous font tant penser à ça ? Les américains ne sont pourtant pas en guerre contre la Belgique ?

  4. Ce qui est le plus étonnant dans cette action juridique, c’est qu’en fait l’application “Street view” sur Google, n’est pas disponible pour la Belgique, aucune vue n’y figure !

  5. La voiture se déplace alors comment peut-elle rester suffisamment longtemps pour se connecter, récolter des infos?

  6. Si j’ai bien compris, En fait google profite du passage de sa voiture pour faire une liste des réseaux wifi. Leur but premier (officiel) est de pouvoir offrir un service de localisation à partir des emplacement des borne wifi. En fait si votre ordinateur voit un modem wifi d’un nom/numero de serie… identique, ils peuvent en déduire que vous vous trouver à proximité de là ou la voiture google a vu ce wifi. Evidement en capturant les info wifi en vrac, se trouve dedans tout ce qui était transmis à ce moment.

  7. Si je n’ai rien à me reprocher, je ne vois pas pourquoi je serais opposé à ce système que je trouve formidable ! Tous les seniors, les handicapés,les personnes qui n’ont pas l’occasion de se déplacer (pas d’engin motorisé,ou faute de moyens financiers) vont pouvoir voyager gratuitement !
    Je viens de me promener dans les villes ou villages où j’ai passé de merveilleuses vacances et ce fut un régal ! ! !
    Quant aux personnes stressées et qui ont peur d’être cambriolées, ne vous en faites pas,s’ils en ont envie, ils iront voir sur place , vous épier, repérer vos habitudes avant de passer à l’acte….avec ou sans google…

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