L’entreprise publique nous a confirmé, par la voix de sa porte-parole, Claire Gillissen, l’information de Digimedia : elle a bien lancé un appel d’offres (restreint et non-publique) à quatre boîtes de communication (deux francophones, deux flamandes).  Les projets ont été rentrés ce mardi. La SNCB les étudie.

“Nous sommes conscients de l’importance et de la caisse de résonance que constituent ces espaces de communication”. Enfin ! serait-on tenté de dire. L’encéphalogramme de la fan page Facebook de la société est plat, ses comptes Twitter inexistants, en français comme en flamand.

La SNCB sur les réseaux, très bien, mais pour quoi faire ? “On ne peut pas donner de détail mais l’objectif est de travailler l’image de marque de la SNCB sur le web”, affirme Claire Gillissen, tout en précisant qu’il ne s’agira “pas de commercial, à moins que la société de communication qui sera choisie nous pousse à le faire”.

Il ne s’agirait a priori pas non plus d’un Railtime sur réseaux sociaux. Vous voulez savoir pourquoi votre train est bloqué en rase campagne ? Ce n’est pas le community manager de la “SNCB 2.0” qui pourrait vous répondre.

Interactivité zéro, donc ? “Il y en aura, mais pas au cas par cas. Plutôt globalement”, estime Claire Gillissen. “”On ne va pas répondre à tout”, explique Michaël Van Loubbeeck, responsable de la cellule communication. “Mais on verra quel projet est choisi”.  Le contrat proposé porte sur une année. Le nom de cette boîte devrait être connu “d’ici deux/trois mois”, précise encore la porte-parole de la SNCB.

Quant à son site internet, il devrait (enfin !) faire peau neuve dans les mois qui viennent.

Bref, sur le terrain du web 2.0, la SNCB a du retard,  elle le reconnaît d’ailleurs, mais elle semble en passe d’enclencher la vitesse supérieure. Il était temps ! Michaël Van Loubbeeck, responsable de la cellule communication, explique pourquoi l’entreprise publique a mis autant de temps avant de se lancer dans une réelle politique de communication via le web. “On ne voulait pas se lancer trop vite” (sic) “il faut voir ce qui a déjà été fait ces derniers temps, notamment nos applications mobiles pour iPhone et Android. On a lancé une web TV… Là, on vient de lancer le processus de modernisation de notre site internet. Ça va prendre du temps, mais c’est en cours. C’est la société LBI qui planche dessus”.

Une société qui fait partie de l’appel à projets pour les réseaux ? “On aimerait garder une certaine logique…”, glisse Michaël Van Loubbeeck, “mais rien n’est encore décidé.” Raison pour laquelle il refuse de nous indiquer le budget dont il dispose pour tenter de rattraper le TGV du “web social”.

Corentin Di Prima

@codip

1 COMMENTAIRE

  1. Mais la SNCB est déjà présente sur des tas de réseaux sociaux : des tas d’utilisateurs en parlent chaque jour et racontent leur témoignage (et c’est pas joli 😉 ).
    Donc, en gros : au lieu d’investir utilement pour améliorer le servie (actuellement déplorable) aux usagers, la SNCB préfère investir dans de la com’.
    C’est cela l’idée?

  2. Apprenez d’abord à gérer les réseaux ferroviaires, ensuite vous pourrez peut être passer aux réseaux sociaux…

  3. qu’ils engagent du personnel avec ce blé…
    cela nous évitera peut-être la grève du 14/3….. et les suivantes avou!

  4. Avec des services aussi désastreux, la bataille de la com’ est perdue d’avance. Encore de l’argent jeté par la fenêtre. Pendant ce temps, les trains continuent à rétrécir et à arriver en retard. Que de mépris…

  5. Et si la SNCB investissait un peu plus dans ses systêmes de sécurité à la place d’aller jouer sur fesse-book

  6. Travailler sur son image de marque, c’est bien, optimiser les services qui nuisent à l’image, c’est ce qu’on appelle un pré-requis… En tous cas, c’est sur que la SNCB n’a pas de souci de notoriété dans les médias sociaux… Ils doivent être dans le top 5 des marques belges mentionnées sur Tsitter, FB et blogs divers…

  7. Quelle époque… Au lieu de dépenser leur (notre) argent pour améliorer la ponctualité et le confort des trains, la sncb engage une équipe pour nous faire croire qu’ils y travaillent.

  8. La SNCB pourra alors nous expliquer comment un train (belge, donc en retard et en piteux état) pourra rattraper un TGV déjà bien lancé (celui des réseaux sociaux, cfr la fin de l’article).

    Bref, comme le dit très justement Jo, commencez à gérer votre propre réseau : des trains à l’heure et sans accident.

  9. Qu’ils consacrent plutôt leur énergie à avoir des trains à l’heure, et à ne pas faire grève ce lundi 14 mars.

  10. Une WebTV …….. on aura tout vu ! Pouquoi ? Pour quoi ??!

    Un seul écran d’affichage sur le quai d’Ottignies où tout le monde s’agglutine pour y lire “Train supprimé” (BXL – Namur de 17h15 à Ottignies, aujourd’hui même !)

  11. Franchement, c’est quand même pas difficile de faire de la com, il suffit de dire que vous avez abandonné les locomotives à vapeur, peu de gens le savent, enfin, peu de gens le remarquent (ça se voit surtout à la couleur des banquettes)

  12. brux lux 9/3: 16h54 et 17h54 vers nam lux supprimés….
    présabotage pour lundi 14/3 ou foutage de g* comme d’habitude?