PHOTO SYLVAIN PIRAUXActionnaire d’une société liée à Hadopi, l’acteur Thierry Lhermitte avoue toutefois télécharger des films.

Dans l’émission “C à vous” de France 5, Thierry Lhermitte explique qu’il est contre le piratage. “Je voudrais gagner de l’argent avec mon travail”, justifie-t-il. Concernant la loi française Hadopi, qui vise à réprimer le téléchargement illégal via une échelle graduée de sanctions, il explique que “la loi est peut-être mal faite mais quant à la question de savoir si la culture doit être gratuite et ouverte pour tous (sur Internet ou ailleurs), excusez-moi mais…”

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Paradoxalement, Lhermitte avoue pirater des films, se justifiant par le fait que ce n’est pas clair que c’est illégal. “On me parle d’un film, alors je recherche le nom du film et je le télécharge sur MegaUpload. Est-ce que j’ai fait quelque chose d’illégal ? Je n’en sais rien. Il n’était marqué nulle part que je pouvais payer quelque chose ou que c’était illégal (…) Internet c’est un bordel monstre.”

Et si l’on votait une loi qui obligerait les sites proposant des contenus illégaux à l’indiquer clairement ?…

En 1996 déjà, Thierry Lhermitte donnait à Jean-Luc Delarue une leçon de choses sur l’internet, immortalisée sur Youtube, comme nous l’a signalé @AntoineServais via Twitter.
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1 COMMENTAIRE

  1. A mon humble avis, Thierry Lhermitte est meilleur dans le comique que dans le genre policier.

    Thierry est donc actionnaire de la Société TMG, sise à Nantes.
    Cette société est chargée par cinq sociétés de perception de droits, à savoir l’Alpa, la SACEM, la SDRM, la SCPP et la SPPF, de repérer les adresses IP qui ont peut-être été utilisées pour un délit de contrefaçon de droit d’auteur qui a peut-être été commis.

    La volumétrie prévue est de 125000 constats par jour, soit le environ le double du nombre d’abonnés en france.
    http://www.pcinpact.com/actu/news/58447-hadopi-eric-walter-125000-constats.htm

    Bien sûr, il n’est pas question d’embastiller toute la population française, nouveaux-nés, écclésiastiques et animaux de compagnie compris.

    La réalité est plus glauque.
    Par le biais d’un logiciel dit “de sécurisation”, en vieux français un mouchard, le projet de la HADOPI s’inscrit dans une gigantesque entreprise de fichage, de filtrage et pour tout dire de flicage de l’ensemble de la population.
    Et cela ne rapporte pas un kopek aux artistes.
    Pendant ce temps là, la question de l’adaptation nécessaire du droit d’auteur aux nouvelles technologies reste en jachère, et une décennie a déjà été perdue.

    Plus de détails ici sur la sécurisation façon HADOPI:
    http://www.monoeil.info/journal/node/52

  2. Correction:
    125000 constats par jour = plus de 45 millions par an, soit environ le double du nombre d’abonnés en France!