Dans les prochains jours, les utilisateurs d’un téléphone fonctionnant sous Android, le système d’exploitation de Google, pourront enfin accéder aux applications payantes de l’« Android market », la plateforme de téléchargement de Google.
Jusqu’à ce jour, ils n’avaient accès qu’aux applications gratuites. Le « market » de Google, en pleine croissance, compte aujourd’hui plus de 80.000 applications, tant gratuites que payantes.

De plus, Google a annoncé, vendredi, que les développeurs belges d’applications Android pouvaient mettre en ligne leurs petits programmes payants pour les vendre dans 32 pays.

Une annonce qui pourrait booster le marché belge d’Android et ne devrait pas déplaire à Belgacom. On sait que l’opérateur peste depuis longtemps sur l’absence d’une version payante d’Android market accessible en Belgique, alors qu’elle est disponible de longue date dans plusieurs pays voisins.

Une question de stratégie : Belgacom, qui n’a pas été retenu par Apple pour le lancement de l’iPhone en Belgique, mise gros sur la plate-forme de Google. Il propose de longue date des téléphones Android et a décroché, en juillet, l’exclusivité pour les ventes du « Galaxy S » de Samsung, un téléphone Android baptisé par de nombreux spécialistes internationaux des technologies mobiles d’« iPhone killer ».

Belgacom dispose également d’une équipe de développeurs pour créer des applications Android, disponibles gratuitement. Parmi celles-ci, on trouve « Hello Proximus », un petit programme qui permet de vérifier à tout moment sa consommation de données mobiles, ou encore PingPing Parking, une application qui permet, depuis vendredi, de payer pour l’utilisation des horodateurs à Charleroi.

Vendre des données mobiles

« Le lancement de l’Android market payant ne peut être que positif pour Belgacom et Proximus, indique le porte-parole de Belgacom, Haroun Fenaux. Cela va permettre à nos clients de se procurer des applications qui jusqu’ici ne leur étaient pas accessibles. Et par la même occasion, cela va accroître l’utilisation des données mobiles via les smartphones Android, grâce au téléchargement et à l’utilisation des applications ».

Il est temps, pour Belgacom. S’il se targue de disposer du réseau de données mobiles 3G le plus performant du pays, avec 97 % de la population couverte et un nombre d’utilisateurs qui a cru de 60 % par rapport à l’an dernier, l’infrastructure a également fait l’objet d’investissements considérables depuis de longues années. Pour rappel, les premières licences pour la 3G ont été attribuées par le gouvernement en 2001. Et les trois opérateurs mobiles belges devront encore trimer dur pour les faire tourner à plein rendement.
ALAIN JENNOTTE

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