Vers une disparition des réseaux 2G et 3G

La 2G et la 3G pourraient disparaître très prochainement. 

Alors que les réseaux de cinquième génération (5G), et même de sixième génération (6G), vont bientôt dominer le monde de la technologie, les réseaux 3G et 2G semblent dépassés.

Place à la 5G

Les plus grands opérateurs de téléphonie mobile prévoient de fermer leur réseau 3G en 2022. L’objectif est de libérer une grande partie de la bande passante mobile pour les prochains déploiements des réseaux 5G et 6G.

Dans ce contexte, l’année dernière, Google a ajouté une nouvelle fonctionnalité à son système d’exploitation Android. Ainsi, Android 12 propose une option pour désactiver la 2G au niveau du modem d’un smartphone.

Une disparition progressive

Le réseau de télécommunications de “troisième génération” (3G) est né il y a près de 20 ans. Aujourd’hui, il risque de disparaître, tout comme son ainé de deuxième génération (2G). Ainsi, dans le monde entier, les plans de retrait de la 2G et de la 3G ont été lancés depuis 2016.

Par exemple, les trois opérateurs américains AT&T, Verizon et T-Mobile, ont tous annoncé des dates de retrait de la 3G pour l’année à venir. AT&T a d’ailleurs commencé le démantèlement de son réseau 2G en 2017. L’opérateur affirmait que 99 % de ses clients étaient désormais couverts par la 3G et la 4G. De son côté, T-Mobile prévoit de fermer ses réseaux 3G d’ici le 1er juillet 2022. Enfin, Verizon prévoit le démantèlement de son réseau 3G avant le 31 décembre 2022.

De son côté, en 2019, le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information déclarait que les opérations de retrait des réseaux 2G et 3G étaient en voie de finalisation. Enfin, en décembre 2021, le gouvernement britannique a dévoilé un nouvel accord avec les quatre principaux opérateurs de réseaux mobiles locaux. À savoir Vodafone, EE (BT), O2 (VMO2) et Three UK. L’accord prévoit la “suppression progressive” des signaux 2G et 3G existants d’ici 2033 au profit des services 4G, 5G et du haut débit mobile.

État des lieux en Belgique

En Europe, la 2G pourrait perdurer plus longtemps. Par exemple, Vodafone a l’intention de maintenir le service 2G au moins jusqu’en 2025. Cependant, il est possible que les opérateurs repensent cette échéance d’ici là.

Pour la petite histoire, dans les années 1990, le gouvernement belge a attribué trois autorisations 2G à Proximus, Orange Belgium et Telenet Group. La période de validité initiale de ces autorisations était de quinze ans. Du côté de la 3G, en 2001, le gouvernement a attribué trois autorisations 3G aux trois mêmes opérateurs pour une période de validité de vingt ans. Elles sont donc arrivées à leur terme le 15 mars 2021.

Finalement, le 23 février 2021, les autorisations ont été prolongées par périodes de maximum six mois, jusqu’à ce que la mise aux enchères des bandes 5G soit finalisée.

D’après une carte interactive de nperf.com, la Belgique est largement couverte par les réseaux 4G et 4G+. Sur la carte, les réseaux 2G et 3G sont quasiment invisibles.

La 2G, parfois vitale

Selon la Federal Communications Commission américaine, tous les appareils concernés par la disparition des réseaux de deuxième et troisième génération ne pourront plus passer ou recevoir d’appels téléphoniques. De même, ils ne pourront plus envoyer de messages texte. Mais les smartphones ne sont pas les seuls concernés.

En fait, la plupart des opérateurs de téléphonie mobile s’attendent à ce que la 3G disparaisse avant que la 2G soit retirée complètement. En effet, ce réseau de deuxième génération constitue une solution de repli à faible puissance.

Ainsi, la 2G reste nécessaire pour certaines zones rurales, ainsi que pour certains objets connectés. Par exemple, pour les appareils médicaux, les tablettes, les services d’assistance automobile ou encore les alarmes. De même, certains appareils utilisent la connectivité cellulaire comme solution de secours lorsqu’une connexion internet filaire tombe en panne. Par exemple, certains dispositifs d’alerte pour l’équipage des bateaux.

La 3G, peut-être sauvée

L’arrêt de la 3G pourrait affecter plusieurs modèles de véhicules commercialisés entre 2010 et 2021. Concrètement, certaines voitures perdront la possibilité de mettre à jour les données de localisation et de trafic pendant la navigation.

En effet, grand nombre de nouvelles voitures commercialisées au cours de ces dernières années fonctionnent grâce à des services connectés basés sur la 3G. Avec la disparition du réseau, les conducteurs pourraient être incapables de se connecter à leur smartphone, à leur assistant vocal ou aux services d’appel d’urgence ou de profiter des fonctions de verrouillage/déverrouillage à distance.

 

 

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