Test – Gear.Club Unlimited 2 UE : un jeu de courses arcade solide

Exclusivité au catalogue de la Switch jusqu’à ce jour, Gear.Club Unlimited 2 a enfin droit à un portage sur les consoles next-gen et PC. Cette Ultimate Edition, qui comprend toutes les extensions sorties à ce jour et bénéficie de quelques retouches graphiques, est-elle à la hauteur de nos attentes? 

Née sur mobile, la série des Gear.Club était parvenue à s’imposer sur Switch comme la série incontournable pour tous les amateurs de grosses cylindrées. Il est vrai que l’absence de concurrence sur ce support à grandement contribuer à la renommée du jeu sur Switch… Car clairement, face à un Forza Horizon 5 par exemple, le jeu ne fait pas le poids. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne mérite pas le détour sur consoles de salon. Car ne l’oublions pas, on retrouve des vétérans de l’industrie au volant. En l’occurrence, le studio Eden Games, à qui l’on devait notamment les deux Test Drive Unlimited.

Les environnements du jeu sont souvent très pauvres.

Gear.Club 2 avait eu droit à plusieurs rééditions sur Switch, qui ont progressivement ajouté de nouveaux contenus. Sur PC et consoles de salon, les joueurs auront d’entrée de jeu droit à la version intégrale du jeu, qui comprend donc toutes ses extensions.

Le jeu de base se présente comme un jeu de courses arcade dans une sorte d’open-world. Le concept est simple : vous reprenez en main l’écurie familiale et enchainez les compétitions sur des tracés aux quatre coins de la carte. La conduite est résolument très arcade, sans sombrer dans le Burnout-like. Car pour remporter les courses, il faudra mine de rien faire preuve de finesse.

Le titre se démarquait à l’époque par le fait qu’il était possible d’acheter de nouveaux véhicules pour venir garnir son garage, mais aussi de les améliorer en remplaçant le moteur par exemple ou les plaquettes de frein. Le côté évolutif des véhicules est véritablement au coeur du gameplay. Le joueur peut également “pimper” ses véhicules à l’extrême en revoyant leurs designs, stickers, selon ses envies.

Le joueur peut faire évoluer son garage et améliorer chaque véhicule…

On retrouve au total une soixante de véhicules sous licence, de marques prestigieuses comme Porsche, BMW, Ford, Alfa Romeo, McLaren ou encore Mercedes. Il y a bien sûr quelques grands absents, comme Ferrari.

L’aventure solo est plutôt costaude : il y a les épreuves principales qui mélangent compétitions avec classements, courses à élimination, courses chronométrées, puis les épreuves secondaires, qui permettent elles de gagner de gros crédits pour améliorer son garage. On dénombre tout de même plus de 250 défis dans ce mode carrière! Là où le jeu déçoit en revanche, c’est au niveau de son univers, qui manque de diversité malgré ses quatre “biomes”, avec des décors trop pauvres visuellement pour les consoles de salon, et qui manquent cruellement de charme. Sur Switch ou mobile, ça passait, sur consoles de salon et PC, il faut bien avouer que le jeu ne fait pas le même effet…

Les courses offroad font partie des plus funs du jeu.

Là où Gear.Club 2 a une carte à jouer en revanche, c’est avec ses campagnes solo “complémentaires”, les fameuses extensions du jeu de base. On passera rapidement sur l’aventure Porsche qui n’est finalement qu’une extension du jeu principal avec des bolides de la marque Porsche pour se concentrer sur les courses sur circuits, en Endurance, qui apportent beaucoup de fraicheur au titre. Tout d’abord parce que la conduite est ici plus technique. Ensuite, parce qu’on y découvre de nombreux nouveaux tracés sur circuits. Enfin, parce que le gameplay change radicalement : il faudra prendre en compte l’usure des pneus et le plein du véhicule pour choisir au bon moment de faire sa pause. Une dimension stratégique qui rend ladite extension presque plus intéressante que le jeu de base. Les 24 Heures du Mans auraient également pu faire mouche, si les courses qui prenaient place sur ledit circuit ne souffraient pas de gros ralentissements… Même sur next-gen, ces séquences de jeu sont pratiquement injouables avec un frame rate qui s’effondre littéralement.

Les courses sur circuits apportent un réel plus.

On notera par ailleurs que de façon générale, cette Ultimate Edition souffre d’un réel manque de finition. Au cours du mode carrière nous avons été confrontés à de nombreux bugs dont un assez perturbant. Lors de certaines courses, vos adversaires disparaissent littéralement de l’écran – tout en étant toujours présents, mais invisibles. Et non, on ne parle pas ici du mode contre la montre, face aux fantômes. Ca arrive relativement peu (chez nous, 8 courses sur 150), mais lorsque cela se produit, il faut avouer que l’immersion en prend un sacré coup.

Côté conduite, Gear.club est en revanche un titre très plaisant, avec une prise en main très accessible. C’est de l’arcade pure, avec toutefois une conduite plutôt réaliste – plus en tout cas que dans un Forza Horizon ou un Burnout. Passer sur les bordures d’un circuit vous ralentit, mal négocier un virage peu conduire à un tête à queue et il est impératif de maîtriser le frein et le drift. De plus, tous les véhicules se dirigent différemment. Certains bolides sont beaucoup plus rigides que d’autres. On sent également réellement la conduite évoluer à chaque upgrade du véhicule…

Le circuit du Mans est malheureusement complètement injouable en raison des baisses de frame-rate.

La partie gestion est l’une des autres réussites du mode carrière. Bien sûr, tout cela reste très cosmétique. On se contente de personnaliser son gigantesque garage, d’améliorer ses véhicules, d’augmenter le niveau chaque atelier, mais tout cela nous rappelle furieusement l’excellent Racing Evoluzione de Milestone, et en dépit du manque de profondeur, on prend un certain plaisir à faire évoluer son écurie…

Côté contenu, on est donc plutôt gâtés. Il y a clairement de quoi s’occuper entre le mode carrière principal, les extensions intégrées au solo, le multi en local et en ligne, les clubs… A 39,99€, le contenu est généreux, même si on aurait aimé des environnements moins fades. Clairement, c’est sur le plan technique que le jeu déçoit avec des décors souvent vides, qui manquent cruellement de vie et de détails, une finition décevante et une bande son minimaliste. On fait finalement très vite le tour de la dizaine de morceaux qui sont livrés avec le titre. Rien à redire en revanche en ce qui concerne les bruitages et les modélisations des véhicules, fidèles à la réalité. On notera également que si le jeu n’exploite pas le potentiel des Xbox et PS4, il a bénéficié de quelques jolies améliorations par rapport à la version Switch, avec notamment de jolis effets de lumière.

Conclusion

Deux ans après la Switch, c’est au tour des consoles de salon d’accueillir le jeu de course arcade Gear.club 2, dans sa version intégrale, qui intègre les multiples extensions sorties depuis 2019. Forcément, il y a beaucoup plus de concurrence sur Xbox et PlayStation, mais Gear.club 2 parvient toutefois à tirer son épingle du jeu avec son gameplay arcade à la fois fun et technique, son contenu colossal et son étonnante diversité. On dénombre au total une soixante de véhicules sous licence, parfaitement modélisés, qui pourront être utilisés dans plus de 250 courses différentes. Le mode carrière brille par son abondance, avec ses multiples tracés sur routes, en pleine nature et sur circuits. Le jeu est fun à prendre en main et adopte une approche presque unique avec son système d’écurie à faire évoluer. On se prend vite au jeu, en faisant évoluer ses ateliers, achetant de nouveaux véhicules et en managant les finances de son équipe. A 39,99€, la proposition est solide. Le jeu de Microids ne déçoit que sur le plan technique. Eden Games a pourtant fait quelques ajustements pour les consoles de salon, avec notamment des effets visuels retravaillés. Mais rien à faire, face à un Forza Horizon 5, le titre est très en retrait visuellement. La finition déçoit également avec quelques chutes de frame-rate et des bugs en pagaille. On le sent, les développeurs manquent de budget. Le potentiel pour un excellent jeu de course est pourtant bel et bien là. 

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Gear Club Unlimited 2 Ultimate Edition

Gameplay 8.0/10
Contenu 9.0/10
Graphismes 6.5/10
Bande son 6.5/10
Finition 5.0/10
7.0

On aime :

Un contenu très riche

Une expérience de jeu solide

Le prix attractif : 39,99€

Une conduite très fun

Les améliorations par rapport à la version Switch

On aime moins :

Techniquement pauvre pour des consoles de salon

De gros bugs et des ralentissements

Une bande son décevante